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3 mars 2024
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RÉGIONS

Cours de soutien à Constantine : faiblesse des élèves, ou incompétence des enseignants ?

Tout compte fait, nos potaches ne sont pas encore sortis de l’auberge et pour cause : les programmes scolaires restent quand même chargés et décriés par les parents, les élèves et même les enseignants. Ces derniers trouvent la solution d’instaurer des cours de soutien dans certaines matières qui sont jugées essentielles pour les examens de fin d’année et qui sont pour la plupart des cas dispensés chez eux à domicile avec bien sûr des honoraires qui varient selon leur guise pour chaque élève qui désire améliorer son niveau dans telle ou telle matière. Mais la question qui revient souvent à l’esprit se rapporte à la capacité de ces enseignants à donner un plus chez eux dans des endroits plus ou moins exigus alors qu’il semblerait a priori défaillant pour prodiguer les cours d’une façon sereine dans les établissements publics conçus pour cela. Ce phénomène qui a pris de l’ampleur ces dernières années selon certains parents, est en passe d’être une mode où même les élèves du primaire ne sont pas épargnés par cette contagion de faire des cours de soutien coûte que coûte. Certains enseignants ont trouvé cette astuce pour arrondir leur fin du mois car ils jugent que leur salaire est encore insuffisant compte tenu de la cherté de la vie, sauf que cet argument ne tient pas la route puisque les salaires des enseignants ont été augmentés. Alors, pourquoi ces cours de soutien qui font jaser parfois ? Cela dit, les enseignants sont dans l’obligation de prodiguer d’une manière correcte le programme scolaire établi et pour ce faire l’État leur a fourni les moyens pédagogiques nécessaires au niveau des structures scolaires publiques, afin de mener à bien leur mission. Or, aussi paradoxal que cela puisse paraître, certains professeurs des cycles moyen et secondaire misent beaucoup sur les élèves des classes d’examen (BEM et baccalauréat) pour les inciter à suivre des cours de soutien sous prétexte qu’ils n’arrivent pas à assimiler les leçons dispensées en classe , et le mieux pour eux serait de rallier le groupe qui est intéressé pour faire des cours à domicile chez ce même enseignant qui est payé au retour par ses propres élèves. En d’autres termes, les élèves qui jouent le jeu sont gratifiés avec de bonnes notes de la part de l’enseignant en question pour démontrer aux autres élèves que la methode des cours de soutien donne de bons résultats. C’est un effet d’entraînement qui a abouti à un cercle vicieux, et beaucoup d’enseignant si ce n’est la majorité se sont spécialisés dans ce genre de «business» et font dans la surenchere en allouant des bonnes notes au groupe, alors qu’il n’en n’est rien ! Reste que ces cours de soutien s’ajoutent à la saignée des parents en matière de frais engagés pour la scolarité de leurs enfants et ne sont autres qu’une forme d’arnaque, car un enseignant consciencieux doit et c’est son devoir de donner le meilleur de lui-même et faire assimiler ses cours en classe et non pas ailleurs . Et dire que la ministre de l’Éducation nationale a déclaré, il y a quelque temps, que ces fameux cours de soutien se feront désormais au niveau des établissements scolaires et à titre bénévole. Alors où se situe la faille, chez l’enseignant, chez l’élève, ou c’est tout le système éducatif qui est à revoir de fond en comble ?

Mâalem Abdelyakine

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