L’entité sioniste aurait approuvé en secret la création de 34 nouvelles colonies en Cisjordanie occupée, selon plusieurs ONG et médias sionistes. Cette décision, non officialisée, ravive les tensions dans un contexte régional déjà extrêmement fragile.
Début avril, le gouvernement sioniste aurait discrètement validé la création de 34 nouvelles colonies en Cisjordanie occupée, d’après l’ONG «La Paix maintenant» et plusieurs médias israéliens. Bien que cette décision n’ait pas été rendue publique par les autorités, elle suscite de vives inquiétudes du côté palestinien, qui redoute une intensification des confiscations de terres et une expansion accélérée des implantations existantes. Selon ces sources, une partie de ces nouvelles colonies correspondrait à des avant-postes déjà établis sur le terrain. Jusqu’ici considérés comme illégaux même selon le droit israélien, certains seraient désormais en cours de régularisation.
Les autres projets concerneraient des implantations entièrement nouvelles, réparties sur l’ensemble du territoire de la Cisjordanie occupée. Cette évolution s’inscrit dans une dynamique de colonisation en nette accélération depuis le retour de Benjamin Netanyahou au pouvoir fin 2022, avec le soutien de partis d’extrême droite. Sur le terrain, les habitants palestiniens décrivent une situation de plus en plus tendue, marquée par la crainte d’un « fait accompli » territorial.
Dans plusieurs localités, notamment à Deir Ammar, des agriculteurs disent redouter la perte définitive de leurs terres agricoles. Ils évoquent des restrictions d’accès à leurs exploitations ainsi que des attaques répétées attribuées à des colons. La transformation de ces avant-postes en colonies officiellement reconnues ferait craindre une extension rapide des implantations, accompagnée d’expropriations et d’une montée des tensions locales.
Violences et incursions dans plusieurs villes
Parallèlement à ces développements politiques, la Cisjordanie occupée a connu une nouvelle vague d’incidents sur le terrain. Dans la nuit de vendredi à samedi, plusieurs attaques et opérations militaires ont été signalées dans différentes zones. À Naplouse, un groupe de colons aurait tenté de mettre le feu à une partie d’une maison appartenant à un habitant de la région, Mahmoud Duwabsha, dans le nord-ouest du village de Douma. Les habitants ont réussi à maîtriser l’incendie avant sa propagation, évitant des dégâts importants.
Dans le même temps, les forces de l’occupant sioniste ont fait irruption dans le camp d’Al-Aïn, à l’ouest de Naplouse, procédant à des perquisitions dans plusieurs habitations sans qu’aucune arrestation ne soit signalée. À Qalqilya, les forces de l’occupant sioniste se sont retirées de la ville d’Azzoun, à l’est, après une opération militaire ayant duré plus de deux heures, menée avec six véhicules militaires et des unités d’infanterie. Plusieurs domiciles ont été fouillés et vandalisés. Plus de sept jeunes hommes ont été arrêtés, parmi lesquels des anciens prisonniers, notamment : Mouawya Riachi, Mahmoud Salim, Qaïs Abou Hanya, Qoussay Abou Hanya, Walid Anaya, Moâtasem Radwan et Jihad Adwan.
À Jénine, les forces de l’occupant sioniste ont arrêté un jeune homme, Maher Hikmat Zidan, lors d’un raid dans la localité de Beit Qad, à l’est de la ville. D’autres incursions ont également été menées dans la ville d’Arraba, avec des fouilles à proximité d’une école de l’UNRWA dans le quartier est. Les opérations militaires ont également touché plusieurs camps de réfugiés et localités, notamment le camp de Qalandya au nord de Jérusalem, le camp de Dheisheh au sud de Bethléem, ainsi que le camp d’Al-Far’a au sud de Tubas. Ces incursions ont été accompagnées de perquisitions de maisons et de destructions de biens appartenant à des habitants. Dans ce contexte, les tensions restent particulièrement élevées en Cisjordanie occupée, où la multiplication des incursions militaires et l’expansion des colonies alimentent un climat d’instabilité durable.
M. S.











































