L’équipe nationale algérienne a vu son parcours s’arrêter en quart de finale de la CAN-2025, battue par une solide et réaliste sélection nigériane (2-0). Dans une rencontre disputée, tendue et souvent hachée, les Verts ont payé leurs erreurs défensives, leur manque d’efficacité offensive, mais aussi un arbitrage largement contesté, marqué par des décisions jugées sévères et déséquilibrées.
Très attendu, le choc entre l’Algérie et le Nigeria a rapidement pris la tournure d’un combat tactique et physique. Dès l’entame, les Super Eagles ont imposé un pressing intense et une présence athlétique supérieure, cherchant à exploiter la moindre approximation algérienne. Les hommes de Vladimir Petkovic ont répondu par un bloc compact, discipliné, misant sur l’organisation défensive et les transitions rapides. Durant la première période, le Nigeria a monopolisé le ballon et multiplié les situations dangereuses. Osimhen, Lookman et Adams ont tour à tour mis à l’épreuve la défense algérienne. Heureusement pour les Verts, Lucas Zidane s’est montré impérial dans ses cages, repoussant plusieurs tentatives franches et retardant l’échéance. Offensivement, l’Algérie a peiné à exister, manquant de justesse dans les trente derniers mètres et subissant un arbitrage qui a souvent coupé ses rares élans. Les nombreuses fautes sifflées contre les Algériens, parfois anodines, ont progressivement installé un climat de nervosité. Zerrouki, Boudaoui et Amoura ont écopé de cartons jaunes jugés sévères, voire arbitraires, au regard de fautes similaires non sanctionnées côté nigérian. Cette gestion déséquilibrée a pesé sur l’engagement des Verts, contraints de lever le pied dans les duels. Au retour des vestiaires, le scénario a rapidement basculé. À la 47e minute, Victor Osimhen a ouvert le score d’une tête puissante, profitant d’un marquage défaillant dans la surface. Ce but a agi comme un coup de massue pour l’Algérie, jusque-là solide défensivement. Poussés à se découvrir, les Verts ont laissé davantage d’espaces, immédiatement exploités par un Nigeria clinique.
Un arbitrage au cœur de la polémique
À la 57e minute, A. Adams a doublé la mise à l’issue d’une contre-attaque rapide, parfaitement conclue. Menée 2-0, l’Algérie n’avait plus d’autre choix que de se projeter vers l’avant. Petkovic a alors tenté de changer la dynamique du match, lançant Bounedjah, Hadj Moussa et Berkane afin d’apporter plus de poids offensif. Mais les débats ont été largement parasités par un arbitrage contesté, qui a cristallisé la colère du banc algérien et des joueurs. Plusieurs fautes sifflées uniquement dans un sens, une accumulation de cartons distribués aux Verts sans logique apparente, et surtout un penalty évident non accordé, ont laissé un profond sentiment d’injustice. Malgré les protestations, aucune intervention de la VAR n’est venue corriger cette décision, accentuant la frustration algérienne. Les fautes tactiques nigérianes, elles, ont souvent été tolérées, tandis que le moindre contact algérien était sanctionné. Cette disparité a contribué à hacher le jeu et à casser le rythme des Verts, notamment dans le dernier quart d’heure, lorsque l’Algérie tentait de revenir au score. Même les pertes de temps flagrantes du gardien nigérian en fin de match n’ont été que faiblement sanctionnées.
Malgré ce contexte défavorable, les Algériens n’ont jamais renoncé. Bensebaïni a tenté sa chance de loin, Bounedjah s’est battu sur tous les ballons, et les centres se sont multipliés dans la surface adverse. En vain. Le Nigeria, expérimenté et bien organisé, a géré son avantage avec sang-froid, fermant les espaces et multipliant les interruptions de jeu.
Au coup de sifflet final, la déception était immense côté algérien. Si la supériorité nigériane dans les moments clés est indéniable, l’impression dominante reste celle d’un match où l’Algérie n’a jamais été traitée à égalité. Un sentiment amer, partagé par les joueurs, le staff et les supporters.
Éliminée en quart de finale, l’Algérie quitte la CAN-2025 avec des regrets, des frustrations et de nombreuses interrogations, notamment sur l’arbitrage. Reste désormais à transformer cette désillusion en leçon pour bâtir un avenir plus solide et plus juste.
Mohamed Amine Toumiat















































