Accueil ACTUALITÉ BLOQUÉ PAR LES ÉTATS-UNIS : Conseil de sécurité, l’urgence d’une réforme

BLOQUÉ PAR LES ÉTATS-UNIS : Conseil de sécurité, l’urgence d’une réforme

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Le vote sur la résolution proposée par l’Algérie, pour l’arrêt de l’agression sioniste à Ghaza, a mis les États-Unis au pied du mur et les a, encore une fois, démasqués par le veto qu’ils ont mis à cette résolution.
Les États-Unis et la Grande Bretagne apparaissent comme des partenaires de l’entité sioniste dans son crime génocidaire contre la population palestinienne de Ghaza.  Quant au Conseil de sécurité de l’ONU, tenu en otage par les États-Unis qui usent de leur droit de véto pour empêcher la paix au Moyen-Orient, il a prouvé son incapacité à assumer sa responsabilité principale, que lui a conférée la Charte des Nations unies- et à laquelle correspond parfaitement la situation à Ghaza-, du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Cette défaillance conforte la position de l’Algérie qui considère que l’accélération des négociations internationales concernant la réforme du Conseil de sécurité,  selon une approche globale et intégrée, devrait être une priorité pour la communauté internationale. Pour rappel, selon le site de l’ONU : « Le Conseil de sécurité est compétent au premier chef pour constater l’existence d’une menace contre la paix ou d’un acte d’agression. Il invite les parties à un différend à le régler par des moyens pacifiques et recommande les méthodes d’ajustement et les termes de règlement qu’il juge appropriés.
Dans certains cas, il peut imposer des sanctions, voire autoriser l’emploi de la force pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.» En septembre dernier, déjà, avant le 7 octobre 2023, le président Abdelmadjid Tebboune avait souligné dans son intervention lors de la 78e session de l’Assemblée générale ordinaire des Nations unies: «Face aux conflits géopolitiques et aux multiples crises, le Conseil de sécurité a reculé dans l’accomplissement de son rôle central au cours des dernières années, ce rôle qui était au cœur de l’ONU et dont les principales finalités ont été résumées par la Charte onusienne qui confie au Conseil la responsabilité de maintenir la paix et la sécurité internationales, notamment en prohibant le recours à la force et en éliminant les causes menaçant la paix ». À la même occasion, le président Tebboune a également fait remarquer que «toute démarche visant à renforcer l’action internationale commune doit répondre aux appels croissants en faveur d’une plus grande dynamique à un ordre multipolaire ».

L’appui international à la cause palestinienne
Partout dans le monde, les peuples, et  particulièrement les jeunes qui ont découvert, après le 7 octobre 2023, la nature anti coloniale et anti apartheid de la lutte du peuple palestinien, exigent l’arrêt de ce qui a été qualifié d’Holocauste des Palestiniens commis par l’occupant sioniste.
Depuis la date historique du 7 octobre 2023, l’intérêt des peuples pour la cause palestinienne, exprimé dans de grandioses manifestations dans le monde, a amené la plupart des dirigeants des pays à se prononcer contre l’entité sioniste ou, au moins, à s’en démarquer, certes hypocritement, comme c’est le cas pour certains gouvernements alliés traditionnels de l’entité sioniste. Cette tendance est reflétée dans l’Assemblée générale des Nations unies qui, par sa composition, est le seul organe de l’ONU offrant une représentation universelle, et dans son vote, conformément au droit international, pour l’arrêt de l’agression sioniste contre Ghaza.
Il est significatif que plus de 50 États et trois organisations internationales  participent aux audiences publiques à la Cour internationale de justice (CIJ), consacrées aux plaidoyers liés à la demande d’un avis consultatif sur les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques de l’entité sioniste dans les territoires palestiniens. Dans cette enceinte aussi, les États-Unis se retrouvent seuls, isolés, à défendre l’indéfendable, l’agression génocidaire de l’entité sioniste contre la population de Ghaza. Sur le terrain, des sources de la résistance palestinienne ont rapporté hier à Al-Mayadeen que de violents affrontements ont eu lieu avec les forces d’occupation sioniste dont les tentatives d’avancer ont été bloquées dans le quartier d’Al-Zaytoun, au sud de la ville de Ghaza.
M’hamed Rebah

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