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AVANT LA PROROGATION DU MANDAT DE LA MINURSO : Le Conseil de sécurité examine la situation au Sahara occidental

Le Conseil de sécurité s’est réuni pour des consultations à huis clos autour de la situation au Sahara occidental.

Cette réunion est parmi celles qui vont suivre avant la fin octobre pour la reconduction du mandat de la MINURSO. Le Représentant spécial et chef de la Mission des Nations unies pour le référendum sur le Sahara occidental, Alexander Ivanko, et le secrétaire général adjoint pour l’Afrique aux Départements des affaires politiques et de consolidation de la paix et des Opérations de paix (DPPA-DPO) Martha Ama Akyaa Pobee devraient faire un briefing sur la situation actuelle aux membres du Conseil de sécurité . Ce sera la première fois qu’ils informeront les membres du Conseil sur le Sahara occidental depuis qu’ils ont pris leurs nouvelles fonctions. Pobee a succédé à Bintou Keita en mai et Ivanko à Colin Stewart en août.
Le secrétaire général est chargé d’informer le Conseil sur le Sahara occidental « régulièrement, et à tout moment qu’il juge approprié pendant la période du mandat, d’inclure dans les six mois suivants, le renouvellement de ce mandat et de nouveau avant son expiration», conformément avec la  résolution 2548  du 30 octobre 2020. Le rapport du secrétaire général sur le Sahara occidental a été rendu public et pèche par une approche par trop favorable au Maroc, le SG de l’ONU mettant sur le même plan agresseur, le Maroc et agressé, le peuple sahraoui et son unique représentant le Front Polisario.
Lors de la réunion du Conseil, hier, les membres du Conseil ont salué la nomination de Staffan de Mistura comme nouvel Envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara occidental, après une recherche de près de deux ans et demi en raison des rejets du Maroc . Le précédent envoyé personnel, l’ancien président allemand Horst Köhler, a démissionné de son poste en mai 2019. De Mistura, qui était auparavant envoyé spécial de l’ONU en Syrie (2014-2018), prendra ses nouvelles fonctions en novembre.
Les membres du Conseil devraient exprimer leur inquiétude face à la reprise des hostilités après la rupture du cessez-le-feu par le Maroc et appeler à un respect renouvelé de l’accord de cessez-le-feu. Le rapport du Secrétaire général note que la « situation au Sahara occidental s’est considérablement détériorée » depuis son dernier rapport sur cette question en octobre 2020. Il atteste d’un risque persistant d’escalade et note des incursions quotidiennes dans la zone tampon démilitarisée par le Maroc et le Polisario.
Certains membres du Conseil soulèveront probablement la situation des droits de l’homme au Sahara occidental particulièrement dans les zones occupées du Sahara occidental où s’exerce une féroce répression contre les militants sahraouis et notamment Sultana Khaya . Dans une déclaration du 1er juillet du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH), la rapporteure spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Mary Lawler, a déclaré que « non seulement les défenseurs des droits de l’homme travaillent sur des questions liées aux droits de l’homme au Maroc et le Sahara occidental continuent d’être injustement criminalisés pour leurs activités légitimes, ils sont condamnés à des peines de prison d’une durée disproportionnée et, pendant leur incarcération, ils sont soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants et à la torture ».
Les membres du Conseil diffèrent dans leur approche de la situation au Sahara occidental. La Russie, qui appuie fortement le Plan de règlement du Sahara occidental, qui prévoit de déterminer le statut final de ce territoire par voie de référendum, souligne qu’« une solution juste et durable n’est possible que sur la base des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU dans le cadre de procédures conformes aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations unies ».
Plusieurs autres membres ont également souligné l’importance d’adhérer aux résolutions du Conseil de sécurité pour parvenir à une solution politique à la situation au Sahara occidental. L’actuelle administration américaine, qui ignore la folle décision de Trump, a exprimé le ferme soutien des États-Unis a Staffan de Mistura dans la reprise du processus politique dirigé par l’ONU pour faire avancer une solution durable et digne au conflit du Sahara occidental », ajoutant que « [nous] consultons les parties sur la meilleure façon de parvenir à un règlement durable ».
M. Bendib