Après l’annonce de l’opération militaire contre les terroristes : L’armée nationale libyenne élimine un chef terroriste et deux autres dont un égyptien

Après avoir annoncé, mardi dernier, le lancement d’une opération d’envergure contre les terroristes de daech, d’el-Qaïda et des groupes criminels dans les régions du sud libyen, l’Armée nationale libyenne (ANL) a annoncé, dans la soirée de vendredi, avoir éliminé, un chef de l’organisation terroriste El-Qaïda au maghreb islamique (aqmi). Le porte-parole de l’ANL, le général Ahmad al-Mesmari, a fait état de la mort, vendredi dernier, « du terroriste, Abdel Monem al-Hasnaoui, alias Abou Talha (al-Libi) , lors d’une opération spéciale» dans la région, a-t-il poursuivi d’«al-Qarda al-Chatti, au Sud-ouest de la Libye », a précisé le responsable libyen, aux médias. Le porte-parole de l’ANL avait indiqué, dans ses déclarations aux médias , que deux autres terroristes ont été éliminés, ce même jour, soit au lendemain des opérations militaires de l’ANL, annoncées, mardi dernier. Les deux terroristes éliminés lors de cette opération spéciale, selon le porte-parole de l’ANL, sont «  le libyen, al-Mahdi Dengo et un égyptien, Abdallah al-Dessouki » également éliminés, dans cette même opération, au Nord-est de la ville de Sebha, distante de 650 km au sud de Tripoli. Avançant plus de détails sur cette opération militaire, ayant abouti à l’élimination des terroristes précités, qui a été «menée à l’aube (du jeudi à vendredi : ndlr) et a visé deux maisons mitoyennes » avant de préciser l’un des deux appartements «appartenait à Abu Talha et l’autre, il l’ avait loué – dans la localité de Karda el-Shati, près de la ville de Sebha. » et de rappeler que le terroriste Abu Talha « était l’un des terroristes les plus actifs dans le sud libyen.». Rappelant que l’opération militaire, annoncée contre les terroristes de Daech, d’El-Qaïda et des groupes criminels dans les régions du Sud-ouest de la Libye, par l’Armée nationale libyenne, sous le commandement de Khalifa Haftar, vise, selon le porte-parole de l’ANL, à «libérer cette région des terroristes et des groupes criminels », avait-il déclaré, mardi aux médias. Les combats qui se sont déclenchés, entre fin août et début septembre derniers, opposant quatre milices de Tripoli et des groupes armés, venant d’autres villes de l’Ouest libyen avaient fait au moins 117 morts et plus de 400 blessés. Le ministre de l’intérieur du gouvernement d’union nationale, Fathi Bashagha, s’affaire, depuis plusieurs semaines, selon la presse locale, de mettre en œuvre, avec le soutien de la mission des Nations unies pour la Libye, que dirige Ghassane Salamé, les arrangements de sécurité, négociés, début septembre, avec les milices. Et pour faire valoir la teneur de tout accord, pour freiner tout risque de retour aux affrontements incessants à même d’enraciner davantage l’instabilité et l’insécurité, alors que le peuple libyen et des acteurs de la scène libyenne s’apprêtent à prendre part à la conférence inter-libyenne, à laquelle œuvre Ghassan Salamé, en vue de tracer la voix à même de réunir les conditions pour la tenue des scrutins, législatif et présidentiel, en Libye.
La mission de l’ONU a mis en garde, jeudi dernier, toute violation de l’accord de cessez-le-feu. En mettant en garde contre toute violation du dit document, «qui compromettrait la stabilité de la capitale et, plus important encore, mettrait en danger la vie des civils et de leurs biens » indique la mission onusienne, jeudi dernier, avant d’avertir que «toute partie qui commence une confrontation sera tenue pleinement responsable». En cette même journée, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Gassan Salamé, a tenu, au siège de la mission, jeudi dernier, une rencontre entre une délégation du ministère de l’Intérieur conduite par Fathi Bashagha et les ambassadeurs de la communauté internationale. Selon le responsable onusien, la réunion, « se veut un  message clair de l’appui ferme de la communauté internationale pour exercer les tâches qui lui sont confiées et étendre l’autorité de l’État. »
Il est à noter que les hostilités et les affrontements ont connu un retour qui n’est pas, selon certains observateurs, fortuit, au regard des préparatifs en cours pour l’organisation, sur le sol libyen, de la Conférence inter-libyenne qui ouvrira la voie à la tenue des élections, dans ce pays, prévues, selon l’agenda de Ghassan Salamé, le printemps prochain.
Avec le retour des hostilités et des affrontements, il est à se demander que des acteurs, étrangers à cette région, persistent à œuvrer à torpiller toute possibilité de voir les libyens et leur pays renouer avec la vie politico-institutionnelle, préférant de voir perdurer le chaos, dans lequel la Libye a été plongée, il y a plus de huit ans, avec notamment l’intervention de l’Otan, dans ce pays,
Karima Bennour