À chaque occasion, les faits démontrent que l’Algérie est un partenaire fiable et un voisin loyal, qui met son expérience et ses capacités au service de la sécurité, de la stabilité et du développement du continent africain, Ces jours-ci, la concrétisation est venue du Niger où l’Algérie a dépêché, du 12 au 19 octobre, une mission technique composée de cadres et d’experts du ministère des Hydrocarbures, de l’Agence de régulation des hydrocarbures (ARH) et du groupe Sonatrach, afin d’apporter un soutien et un accompagnement techniques à la suite de l’incident survenu sur le puits pétrolier « Gomri W-8 », dans le périmètre pétrolier d’Agadem, au nord-est du pays.
La délégation algérienne a tenu des entretiens avec les deux ministres nigériens chargés du Pétrole et de l’Environnement, consacrés à la situation du puits et aux mesures d’urgence nécessaires pour maîtriser l’incident et en limiter les impacts environnementaux. Au terme de sa visite, la mission a été reçue par le président du Niger, le général Abdourahamane Tiani, qui a exprimé ses remerciements au président Abdelmadjid Tebboune, pour la réponse rapide à la demande d’assistance et de soutien technique formulée par le Niger à la suite de cet incident. Les deux ministres nigériens ont également exprimé leur gratitude à l’Algérie et au ministre d’État et ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, pour ce geste de solidarité.
Un communiqué du ministère des Hydrocarbures explique que cette initiative témoigne des liens profonds de fraternité et de solidarité qui unissent l’Algérie et le Niger, et reflète l’engagement de l’Algérie, conformément aux directives du président de la République, à continuer de partager son expertise et ses capacités techniques avec le Niger. Selon le même communiqué, cela contribuera au développement du secteur des hydrocarbures, renforcera les capacités des institutions nationales et consolidera la coopération africaine fondée sur la solidarité et l’intérêt mutuel.
La solidarité de l’Algérie avec le Niger a concerné, on le sait, l’aspect sécuritaire. Ce volet de la coopération algéro-nigérienne a été traité dernièrement par la revue El Djeïch qui a souligné que « l’Algérie a, tout au long de ces dernières années, oeuvré à la concrétisation d’un modèle intégré visant la consolidation de la stabilité de son environnement régional et le renforcement de la capacité des pays à faire face aux menaces visant à saper les fondements de leur sécurité et de leur stabilité, à travers notamment son rôle actif dans les différents cadres de coopération sécuritaire », et ce, « à travers une démarche combinant action de terrain (notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée), activité diplomatique et renforcement des capacités nationales permettant aux pays la prise en charge de leur sécurité et la consolidation de l’indépendance de leur décision, ce qui est de nature à se répercuter positivement sur la sécurité collective de la région ».
La revue a relevé l’importance particulière accordée à la promotion de l’intégration économique et à l’édification d’une économie continentale forte, solidaire et durable. À ce propos, il y a deux semaines, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid-Ali Zerrouki, accompagné de son homologue nigérien, Hamani Kargné, a présidé, dans la ville d’Assamaka (Niger), à la frontière algéro-nigérienne, la cérémonie de lancement officiel de l’exploitation de la dorsale transsaharienne à fibre optique reliant les deux pays. Le projet s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale et du développement des infrastructures de télécommunications et de l’interconnexion numérique entre l’Algérie et le Niger, ce qui favorise l’extension des réseaux de télécommunications et le renforcement des échanges dans le domaine des technologies de la communication.
Cette liaison relie la ville d’In-Guezzam (Algérie) à la région d’Arlit-Agadez (Niger) et s’inscrit dans le cadre de la dorsale transsaharienne, qui regroupe six pays africains : l’Algérie, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Nigeria et le Tchad.
M. R.

