L’avion du président iranien, Massoud Pezeshkian, a atterri, hier après-midi, à l’aéroport international Houari Boumediene d’Alger pour une escale technique. Le président Massoud Pezeshkian a été accueilli au salon d’honneur de l’aéroport international d’Alger par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, et le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib. Selon des sources médiatiques locales, avant de se rendre à New York pour participer à l’Assemblée générale des Nations unies, le président iranien a affirmé qu’il présenterait les crimes commis contre le peuple iranien aux Nations unies et a déclaré : « Nous présenterons et défendrons fermement les positions de l’Iran dans les instances internationales et nous porterons le message du peuple iranien au monde entier. » Il a souligné que « l’on ne peut contraindre un peuple à l’obéissance par la force. Ce qui se passe à Ghaza, en Palestine, en Syrie, au Yémen, en Iran et ailleurs révèle la vérité. » Il a ajouté : « Nous nous sommes assis à la table des négociations à plusieurs reprises et avons signé des accords, mais le monde a constaté comment l’autre partie a rompu ses engagements et violé les termes de ces accords. » Il a souligné que « le peuple iranien, résilient, défendra toujours sa patrie et ses principes. » Les médias avaient rapporté que le président américain Donald Trump a déclaré « accueillir favorablement » l’idée d’une rencontre avec Massoud Pezeshkian en marge de l’AGNU cette semaine.
Dans une interview accordée au correspondant en chef des affaires étrangères de Fox News, Trump a fait allusion à des « événements importants » à venir, évoquant les options dont disposent les États-Unis concernant l’Iran. Aux Etats-Unis, un nouveau sondage réalisé par CNN en collaboration avec SSRS montre que l’opposition américaine à la guerre contre l’Iran s’est intensifiée. Selon ce sondage, près des deux tiers des personnes interrogées ont déclaré que « les États-Unis ne sont pas en train de gagner ce conflit », et un nombre encore plus important a estimé que le président Donald Trump n’en faisait pas assez pour mettre fin à la guerre.
Les observateurs rappellent que les Américains n’ont jamais eu une opinion positive de cette guerre. Ils font remarquer que près de sept mois après son début, une large majorité affirme que « le conflit a nui aux intérêts américains et n’en valait pas le coût », et que le président n’a pas de plan clair pour y mettre fin. En chiffres : 29% des adultes américains se sont déclarés satisfaits de la gestion des affaires étrangères par Trump, soit son taux d’approbation le plus bas enregistré par les sondages CNN durant ses deux mandats, tandis que 71 % se sont dits insatisfaits. Pour La plupart d’entre eux les décisions de Donald Trump en matière de politique étrangère durant cette période ont nui, plutôt que renforcé, la position des États-Unis dans le monde. On impute aux Républicains, ce recul de l’approbation de l’approche du président américain vis-à-vis de l’Iran. Ainsi, la satisfaction des Républicains à l’égard de Trump a diminué (73 % en mars, contre 60 % aujourd’hui). Dernièrement, les sénateurs républicains Mike Rogers et Ashley Henson ont appelé à une fin rapide de la guerre contre l’Iran. C’est, notent les observateurs, une prise de position qui marque un tournant dans l’action de ces deux candidats engagés dans une campagne électorale très disputée, et qui coïncide avec des prix records des carburants. En effet, Rogers, qui affronte le démocrate Abdul Sayed dans le Michigan, et Henson, qui affronte le démocrate Josh Turek dans l’Iowa, ont adopté un ton plus conciliant envers l’Iran, après avoir auparavant soutenu le pouvoir du président Donald Trump de lancer des frappes contre Téhéran.
M. R.










