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ÉQUIPEMENTS DE SÉCURITÉ OBLIGATOIRES : Les automobilistes sous pression des sanctions et de la flambée des prix

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Le renforcement des contrôles routiers place les automobilistes face à une nouvelle dépense obligatoire. Triangle de signalisation, gilet réfléchissant et extincteur sont désormais au cœur des préoccupations, alors que leurs prix semblent s’envoler sur le marché. Une association de protection des consommateurs a d’ailleurs alerté sur cette problématique et appelé les autorités à se pencher sur cette situation. 
Tout d’abord il faut souligner que le rappel de la Gendarmerie nationale est clair : les équipements de sécurité obligatoires doivent désormais être présents à bord des véhicules, légers comme lourds. Dans une communication relayée par la presse, les services de la Gendarmerie ont rappelé que le nouveau Code de la route impose notamment la présence d’un extincteur, d’un triangle de signalisation pour arrêt d’urgence et d’un gilet réfléchissant. Leur absence expose le propriétaire du véhicule à une amende forfaitaire de 4 000 dinars.  À cette obligation réglementaire vient s’ajouter une autre préoccupation à savoir le coût de ces équipements pour les automobilistes, qui ont augmenté de manière importante et inexpliquée. En effet, la question des prix est devenue particulièrement sensible depuis le renforcement des contrôles. Hier encore, lors de vérifications effectuées dans des commerces spécialisés dans les accessoires et équipements automobiles, notamment à Bordj El Kiffan et El Biar, le prix d’un triangle de signalisation affichait 2 000 DA.  Ce montant, relevé sur place, donne la mesure de la pression qui peut peser sur un automobiliste qui doit se mettre rapidement en conformité.  Les prix ne sont toutefois pas uniformes.
 
Le gilet et l’extincteur également concernés
Le même constat est soulevé concernant le gilet réfléchissant et l’extincteur. Les recherches effectuées sur le marché montrent là encore une forte hausse des prix. Sur les plateformes de vente, on trouve par exemple des gilets de signalisation proposés à différents tarifs, tandis que certains packs regroupant plusieurs équipements de sécurité automobile sont affichés à des prix excessivement chers. Pour l’extincteur, dont le prix avoisine désormais les 8000 DA, la situation mérite une attention particulière, car il ne s’agit pas simplement d’acheter « n’importe quel extincteur ». La Gendarmerie nationale insiste sur la nécessité de disposer d’un équipement conforme, en état de fonctionnement et adapté au type de véhicule. Pour les véhicules fonctionnant au GPL, elle précise notamment que l’extincteur à poudre doit avoir une capacité d’au moins 2 kg.  Autrement dit, le consommateur doit non seulement acheter l’équipement, mais aussi s’assurer qu’il correspond bien aux exigences réglementaires.
 
Une obligation assortie d’une amende de 4 000 DA
L’enjeu financier ne se limite donc pas au prix d’achat.  Le conducteur qui ne dispose pas des équipements obligatoires s’expose à une amende forfaitaire de 4 000 DA, selon le rappel effectué par la Gendarmerie nationale concernant les dispositions du nouveau Code de la route.  Pour les véhicules fonctionnant au GPL, la réglementation prévoit par ailleurs un régime spécifique en matière d’extincteur. La Gendarmerie a rappelé que le non-respect des prescriptions applicables peut, dans ce cas, entraîner une amende comprise entre 10 000 et 20 000 DA, avec la possibilité d’une peine d’emprisonnement ne dépassant pas trois jours, selon les dispositions évoquées par les services de sécurité.

Les associations de consommateurs demandent l’intervention des autorités
Face à cette situation, l’association de protection des consommateurs (Himayatec) a publié un communiqué pour attirer l’attention des autorités sur la hausse des prix de ces équipements et sur les pratiques commerciales qui accompagnent la nouvelle demande.  Cette réaction intervient dans un contexte où les automobilistes sont nombreux à rechercher simultanément les mêmes produits, à la faveur du renforcement des contrôles.  L’enjeu, pour les associations de consommateurs, est donc de veiller à ce que l’obligation de sécurité ne devienne pas l’occasion d’une augmentation injustifiée des prix ou de pratiques commerciales préjudiciables aux automobilistes.  La question mérite d’autant plus d’attention que les prix observés peuvent varier sensiblement d’un vendeur à l’autre.
Ania N.

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