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RÉSULTATS DES TENSIONS ENTRE LES DEUX PAYS : La faillite des entreprises françaises en Algérie

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Les tensions diplomatiques entre l’Algérie et la France coûtent cher aux entreprises françaises d’après une étude récente de l’Institut Montaigne, qui se présente comme un espace de réflexion indépendant, collégial et responsable et comme un think tank de référence en France et en Europe. L’étude française révèle que les tensions diplomatiques avec l’Algérie entraînent la faillite de 600 entreprises et qu’environ 5 000 autres entreprises françaises sont menacées d’un sort similaire, sachant qu’un tiers d’entre elles réalisent plus de 25 % de leur chiffre d’affaires sur le marché algérien. Il s’agit surtout d’entreprises qui exportent vers l’Algérie. Selon cette étude, à titre d’exemples, le groupe Michelin s’est retiré du marché algérien, l’usine Renault d’Oran a fermé depuis 2020 et les exportations françaises de blé vers l’Algérie ont chuté de près de 90 %. Dans le même registre, l’étude fait savoir que les négociations entre les sociétés françaises et algériennes CMA CGM concernant l’exploitation du port d’Oran restent au point mort, sans résultat concret à ce jour. L’étude indique que les investissements français en Algérie ne dépassent pas 2,8 milliards d’euros, concentrés principalement dans les services non productifs, contre environ 4 milliards d’euros pour les investissements de pays concurrents comme la Turquie. À ce propos, le ministère français de l’Économie et des Finances vient de faire savoir que le niveau d’endettement de la France continuera de se creuser pour atteindre 119,3% du produit intérieur brut (PIB) en 2026 et 121,7% en 2027. Ces niveaux d’endettement sont au plus haut depuis 1995, selon des données de l’Institut national de la statistique (Insee). En 2025, la dette représentait 115,6% de la richesse nationale créée. « Cette hausse est la conséquence d’un déficit qui demeure élevé », a souligné le ministère. Après 5,1% du PIB en 2025, le gouvernement prévoit un déficit public de 5,4% en 2026 et de 5% en 2027 pour la France, le pays le plus endetté de la zone euro. Tout récemment, dans une interview exclusive de l’émission C Show, diffusée sur la chaine internationale AL24News, la présidente de l’Association France-Algérie, Ségolène Royal a fait remarquer que l’Algérie est un grand pays de la région. « C’est l’entrée vers le continent africain. Donc, c’est urgentissime de rétablir de bonnes relations et, moi, je m’y emploierai ». Elle a rappelé où se situe l’intérêt de son pays : « nous entendre avec l’autre rive de la Méditerranée. Nous avons intérêt à nous entendre avec le Maghreb et au-delà avec l’Afrique. Elle a exprimé son souhait de voir « une France qui, demain, par sa diplomatie, n’interférera pas dans les conflits entre les uns et les autres, mais, au contraire, cherchera toujours à réconcilier les pays voisins ». « Nous avons, autour du bassin méditerranéen, des partenariats très intéressants sur la culture et sur l’éducation. Et donc, c’est ce projet-là que j’entends porter pour demain », a-t-elle soutenu. Elle a fait observer que « l’algérophobie est devenue une véritable stratégie électorale » pour certains acteurs politiques qui « continuent à remuer les relents néocoloniaux dans un contexte où les Français ont bien d’autres préoccupations ». Elle a relevé, dans ce sens, que cette stratégie « n’est pas alimentée seulement par l’extrême droite, mais aussi par une partie beaucoup plus large » de la classe politique française, citant notamment « un ancien Premier ministre candidat à l’élection présidentielle de 2027 (qui) a commencé à triturer les accords de 1968 sans expliquer (…) le pourquoi du comment ». Sur le plan bilatéral, la présidente de l’Association France-Algérie a réaffirmé son engagement à « rapprocher les liens entre les deux rives » et à « renouer des partenariats intelligents » entre les deux pays. Dans le même sens, des entreprises françaises opérant en Algérie tentent de maintenir les partenariats économiques existants contrariés par le climat politique.
M. R.

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