Ce matin, notre Parlement, dans ses deux chambres (APN et Conseil de la nation), ouvrira sa session ordinaire 2026-2027. Du même coup il « ouvre la marche » vers la rentrée sociale. Le processus est engagé avec une particularité pour l’assemblée populaire nationale. Tous les députés, à l’exception de 49 d’entre eux qui ont été réélus, siègent pour la première fois dans l’hémicycle. Avec, au perchoir, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, une femme, Mme Khalida Boufedeche. Autre particularité à l’APN, sur les 407 sièges, 312 élus ont un niveau universitaire. Au-delà de ces considérations formelles, mais non moins importantes, les grands dossiers qui attendent notre représentation nationale, vont du Code pénal modifié, notamment par l’introduction de la peine de mort pour les pyromanes jusqu’au projet de la loi de finances 2027 en passant par la discussion du plan d’action du gouvernement et pourquoi pas, des initiatives pour quelques propositions de lois. L’autre grande échéance est, sans conteste, le rendez-vous du 28 novembre : celui des élections locales (APC et wilayas). Il faut rappeler que le gouvernement a, lui aussi, été remanié partiellement par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Aujourd’hui est prévue également la rentrée judiciaire 2026. Un secteur qui a fait l’objet, au préalable, d’un mouvement partiel des magistrats, décidé par le premier magistrat du pays, Abdelmadjid Tebboune et qui a concerné « le Conseil d’État, le Tribunal des conflits, les présidents de cours, les procureurs généraux près les cours, les présidents de tribunaux ainsi que les commissaires d’État près les tribunaux administratifs d’appel ». Là aussi, comme à l’APN, de nouvelles têtes dans le corps de la magistrature, sur l’ensemble du territoire national, accueilleront les justiciables. Le corps diplomatique a eu droit lui aussi, le 2 septembre dernier, à un vaste mouvement décidé par le président de la République. C’est le deuxième mouvement au cours de cette année. Le premier a eu lieu le 18 mars dernier. L’objectif de ces changements se situe dans les « efforts continus visant à insuffler une dynamique renouvelée à l’action diplomatique et consulaire, afin de garantir la défense des intérêts de l’Algérie sur la scène internationale et d’assurer une prise en charge optimale des préoccupations de la communauté nationale à l’étranger » comme annoncé par la présidence de la République dans son communiqué. Ces rentrées des institutions permettront, avec la « rentrée des rentrées », c’est-à-dire celle des écoles, lundi prochain, de remettre tout le monde au travail. La reprise de cette année diffère quelque peu des précédentes. Avec notamment la numérisation et l’intelligence artificielle (IA) qui remplacent le papier, le stylo et même la réflexion… au moindre effort. Mais attention ! Les réponses et solutions de l’IA ne sont jamais neutres. Dans certains domaines, c’est souvent orienté et teinté de politique et d’idéologie. C’est le côté pile des grandes découvertes !
Zouhir Mebarki










