Le journal Wall Street Journal révèle que les Émirats arabes unis auraient mené des dizaines de frappes aériennes contre des cibles situées en Iran durant la période de guerre.
Selon ce rapport, qui évoque un rôle qualifié de « secret » d’Abou Dhabi dans le conflit avec Téhéran, ces opérations militaires auraient été effectuées en réponse directe à des attaques iraniennes ayant visé des installations pétrolières et gazières sur le territoire émirati. D’après les mêmes sources, les frappes émiraties auraient ciblé principalement des infrastructures énergétiques et stratégiques en Iran, notamment sur les îles de Qeshm et Abou Moussa, situées dans le détroit d’Ormuz, ainsi que des installations dans la ville de Bandar Abbas et une raffinerie sur l’île de Lavan, dans le golfe Persique. Le rapport affirme par ailleurs que l’Iran aurait lancé plus de 2 800 missiles et drones en direction des Émirats arabes unis durant le conflit, un chiffre supérieur à celui enregistré contre toute autre zone de la région, y compris l’entité sioniste, selon des sources citées par le journal. Parmi les événements majeurs mentionnés figure également une frappe contre le complexe pétrochimique d’Assalouyeh, infrastructure stratégique liée au champ gazier de South Pars. Le rapport indique que cette attaque aurait été menée dans un contexte de coopération avec l’entité sioniste, ce qui aurait provoqué de vives réactions internationales. Certaines informations rapportent également que l’ancien président américain Donald Trump aurait appelé Israël à cesser de viser les infrastructures énergétiques iraniennes. Cependant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou aurait déclaré de son côté qu’Israël avait agi de manière indépendante concernant l’attaque du site d’Assalouyeh. Toujours selon le Wall Street Journal, la période du conflit aurait été marquée par un renforcement notable de la coopération sécuritaire et militaire entre les Émirats arabes unis et l’entité sioniste, notamment dans l’échange de renseignements et la coordination opérationnelle. Le rapport évoque également l’envoi par l’entité sioniste de batteries du système de défense antimissile « Dôme de fer » ainsi que de personnels militaires vers les Émirats afin de renforcer la défense aérienne durant la phase de tension. Plusieurs visites de haut niveau auraient par ailleurs eu lieu entre les deux parties, impliquant des responsables israéliens de premier plan, dont le directeur du Mossad, le chef du Shin Bet et le chef d’état-major de l’armée israélienne, ainsi que des échanges liés au Premier ministre Benjamin Netanyahou, bien que certaines de ces informations fassent l’objet de démentis ou de confirmations contradictoires. Sur le plan régional, ces développements auraient suscité des tensions au sein du Conseil de coopération du Golfe. L’Arabie saoudite aurait exprimé ses réserves face à cette escalade militaire, avertissant d’un risque d’élargissement des représailles iraniennes dans la région. Des sources diplomatiques indiquent également que Riyad aurait considéré l’action émiratie comme unilatérale et non coordonnée avec les autres États du Golfe.
M. Seghilani















































