À moins d’une semaine de la clôture de l’opération de dépôt des dossiers de candidature pour les prochaines législatives, les partis et les listes indépendantes accélèrent. L’objectif est de boucler la collecte des formulaires et de remplir toutes les conditions légales imposées aux listes. Le compte à rebours est lancé avant le 16 mai, date limite fixée par l’Autorité nationale indépendante des élections pour le dépôt des dossiers. Au cours de ces derniers jours, les sièges de plusieurs formations politiques tournent à plein régime. La priorité est de finaliser les dossiers et de réunir le nombre de signatures requis. La tâche est plus lourde pour les partis non représentés au Parlement et pour les listes indépendantes. Pour tenir les délais, des partis ont annoncé une intensification du travail de terrain. Des permanences sont ouvertes tous les jours. Des campagnes de collecte de signatures sont lancées dans les communes et les wilayas. Le but est aussi d’attirer des candidats qui remplissent les conditions d’éligibilité. Cette effervescence montre le poids des nouvelles règles du jeu. Les quotas de jeunes, de femmes et d’universitaires ne sont plus une option. Ils obligent les partis à revoir leurs méthodes de recrutement et à élargir leur base. Les formations sans élus sortants sont les plus exposées. La collecte des signatures devient un premier test de leur implantation locale. Pour les listes indépendantes, c’est un filtre qui écarte les candidatures de circonstance. La date du 16 mai agit comme un révélateur. Elle va dessiner la carte réelle des forces en présence avant même le début de la campagne. Les partis qui échouent à déposer des listes complètes risquent l’élimination avant le match.
Ania N.













































