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ABDESSALAM OMAR LAHSEN, PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION DES FAMILLES DES PRISONNIERS ET DISPARUS SAHRAOUIS : « Il s’agit là de méthodes de torture du Makhzen » 

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«Le régime marocain poursuit ses violations flagrantes envers les prisonniers politiques sahraouis. Selon les derniers rapports des ONG comme l’Organisation mondiale contre la torture ou encore Amnesty International, certains détenus ont été torturés, privés de soins et placés en isolement prolongé. Aujourd’hui, l’administration pénitentiaire de Tiflit les prive de nourriture et d’aliments de base. Il s’agit là de méthodes de torture du Makhzen exercées contre ses prisonniers». C’est par ces mots qu’Abdessalam Omar Lahsen, président de l’Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis, a vivement dénoncé, à travers la Radio algérienne, la situation des prisonniers politiques sahraouis, dans un contexte de fortes préoccupations internationales autour des conditions de détention. Selon plusieurs organisations non gouvernementales, dont Amnesty International et l’Organisation mondiale contre la torture, les détenus concernés seraient exposés à des traitements alarmants, incluant des actes de torture présumés, des privations de soins médicaux, ainsi que des périodes d’isolement prolongé. Ces accusations, régulièrement relayées par des défenseurs des droits humains, continuent de susciter de vifs débats sur la scène internationale.

Appel urgent à la communauté internationale

Dans la continuité de sa déclaration, Abdessalam Omar Lahsen a lancé un appel pressant aux acteurs internationaux afin d’intervenir face à la détérioration de la situation de certains détenus. Il affirme : « Une fois encore, la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’Homme, y compris les organisations humanitaires en charge du droit international humanitaire, comme le Comité international de la Croix-Rouge, doivent agir promptement pour intervenir dans la grave situation subie par Bachir Khadda, qui a été soumis, à de nombreuses reprises, à la torture et à de mauvais traitements. Sa situation se dégrade sans qu’il puisse bénéficier des soins adéquats ». Le responsable associatif insiste également sur le caractère structurel, selon lui, des pratiques dénoncées dans plusieurs établissements pénitentiaires. Il déclare : « Cette situation concerne l’ensemble des prisonniers politiques, notamment ceux du groupe de Gdeïm Izik, comme le prouvent les différentes décisions et opinions du Comité contre la torture des Nations unies».

Le cas de Bachir Khadda au cœur des préoccupations

Parmi les détenus cités, le journaliste sahraoui, Bachir Khadda demeure l’un des cas les plus évoqués par les défenseurs des droits humains. Arrêté en 2010, il a été condamné à 20 ans de prison à l’issue d’un procès critiqué par plusieurs observateurs pour son manque d’équité.

Sa situation actuelle continue de susciter des appels répétés à une intervention internationale, afin de garantir, selon ses soutiens, le respect de ses droits fondamentaux et son accès à des soins médicaux adaptés.

La question des prisonniers politiques sahraouis reste un sujet particulièrement sensible au cœur des tensions régionales et des débats internationaux sur les droits humains. Entre accusations d’ONG, démentis officiels et appels à des enquêtes indépendantes, ce dossier demeure au centre d’une controverse persistante sur la scène diplomatique.

M.Seghilani 

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