Accueil ACTUALITÉ SUD DU LIBAN : L’entité sioniste poursuit l’escalade militaire  

SUD DU LIBAN : L’entité sioniste poursuit l’escalade militaire  

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Une frappe aérienne sioniste d’une intensité rare a visé le bâtiment administratif du sérail de Nabatieh, dans le sud du Liban, faisant au moins 19 martyrs, dont 13 membres de la sécurité de l’État, et de nombreux blessés. L’édifice, qui abrite plusieurs services sécuritaires et administratifs, a été gravement endommagé par des missiles, touchant également des infrastructures civiles voisines.

Selon les dernières données du ministère libanais de la Santé, le bilan global des victimes de l’escalade militaire en cours depuis le 2 mars s’élève désormais à 1 953 martyrs et 6 303 blessés. Rien que sur les dernières 24 heures, 65 personnes ont été tuées et 211 autres blessées, illustrant l’intensité des bombardements. Dans un communiqué, le ministère libanais de la Santé a également indiqué que 11 personnes ont été tuées depuis l’aube samedi dans plusieurs localités du sud du pays.

Les bombardements sionistes ont ciblé des zones résidentielles et des infrastructures civiles dans les régions de Nabatieh et de ses environs. L’aviation sioniste a mené des frappes successives sur les localités de Toul, Adchit, Jibchit, Kfar Sir et autres villages, provoquant des destructions importantes. Dans la ville de Nabatieh, plusieurs immeubles ont été détruits, notamment dans le quartier de la rue du martyr Sabra et du quartier Al-Maqam.

À Mifdoun, un immeuble résidentiel a été entièrement rasé, faisant trois martyrs selon l’Agence nationale d’information libanaise. À Jibchit, une attaque a visé un groupe de générateurs électriques privés, provoquant un incendie majeur. À Jbaa, une roquette n’a pas explosé, évitant de justesse un nouveau drame.

Intensification des combats et riposte armée

Parallèlement, le mouvement de résistance libanais (Le Hezbollah) a revendiqué plusieurs attaques contre des positions militaires sionistes dans le nord de des territoires palestiniens occupées notamment à « Metula », « Kiryat Shmona » et « Misgav Am », ainsi que des tirs de missiles visant des bases militaires à Safed. Le groupe affirme avoir utilisé des drones explosifs et des missiles guidés ayant atteint leurs cibles. Selon des médias israéliens, ces attaques ont duré plus de deux heures et demie, combinant salves de roquettes et drones suicides, visant plusieurs localités du nord du pays.

Déplacement massif de population et crise humanitaire

Sur le plan humanitaire, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) alerte sur une situation critique. Environ 1,2 million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du Liban, avec des centres d’accueil saturés et de nombreuses écoles transformées en abris temporaires. L’Organisation des Nations unies souligne que les besoins humanitaires dépassent désormais largement les capacités d’assistance disponibles, aggravant une crise déjà profonde.

Tentatives diplomatiques et perspectives de cessez-le-feu

Sur le plan politique, la présidence libanaise a annoncé un premier contact inédit entre les ambassadeurs libanais et sioniste à Washington, en présence d’un représentant américain. Un rendez-vous est prévu mardi prochain au département d’État américain afin d’examiner la possibilité d’un cessez-le-feu. Cette initiative intervient dans un contexte de discussions internationales sur une désescalade, alors que certaines sources évoquent un accord préliminaire visant à ouvrir des négociations directes entre les deux parties. Les combats se poursuivent malgré des annonces contradictoires sur une éventuelle trêve. Selon plusieurs sources, une période de cessez-le-feu de deux semaines aurait été évoquée par certains médiateurs internationaux, mais elle est contestée par les parties impliquées, qui poursuivent leurs opérations militaires. Le 27 novembre 2024, un accord de cessez-le-feu avait pourtant été annoncé au Liban, prévoyant le retrait des forces israéliennes du sud du pays dans un délai de 60 jours, prolongé ensuite jusqu’au 18 février 2025. Toutefois, des violations répétées de cet accord sont signalées par les autorités libanaises.

Bilan global toujours plus lourd

Depuis le début de l’escalade, les chiffres restent particulièrement lourds. Outre-les près de 2 000 morts recensés, des milliers de blessés et des destructions massives ont été enregistrés dans plusieurs régions du sud libanais, notamment à Nabatieh, considérée comme l’un des épicentres des bombardements récents. Dans ce contexte de violence persistante, la communauté internationale appelle à une désescalade urgente, alors que les risques d’embrasement régional continuent de s’accroître.

M.S.

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