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NIGERIA : Au moins 13 personnes tués par des hommes armés dans le centre du pays

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Des hommes armés non identifiés ont attaqué un bar de Jos, la capitale de l’Etat instable du Plateau, dans le centre du Nigeria, déclenchant une riposte de la part de la foule, selon des sources locales qui ont fait état d’au moins 13 morts.

Des hommes armés ont ouvert le feu sur une fête précédant un mariage dans l’Etat de Kaduna, dans le nord du Nigeria, tuant au moins 13 personnes, ont indiqué lundi des sources sécuritaires et locales. Les assaillants ont attaqué dimanche soir une fête dans le district de Kagarko, ont précisé ces sources. « Des bandits ont attaqué une cérémonie de mariage dans le village de Kahir… tuant 13 personnes et blessant plusieurs invités », indique un rapport de sécurité préparé pour l’ONU. Alabo Alfred, porte-parole de la police de l’Etat du Plateau, a expliqué à la presse locale que certains des corps avaient été découverts dans des fourrés à proximité, que les forces de sécurité ont passé au peigne fin à la recherche des assaillants. « A l’heure où nous parlons, la police et les autres agences de sécurité de l’Etat ont organisé des opérations conjointes et sont actuellement en train de ratisser les fourrés voisins pour s’assurer que les suspects soient arrêtés ou délogés en accord avec la loi », a-t-il fait savoir, ajoutant que le mobile de l’attaque n’était pas encore connu. En réponse à cet assaut, le gouvernement de l’Etat du Plateau a imposé un couvre-feu de 48 heures à compter de lundi.
« Les assaillants ont tiré sur des gens dans un bar, » a déclaré à l’AFP Mangalle Idris, un jeune leader local. Une foule s’est alors formée, a ajouté M. Idris, et « a attaqué des personnes qui passaient ou vaquaient à leurs occupations, et les a tuées. »
L’État du Plateau, situé dans la région du Middle Belt au centre du Nigeria, connaît des violences récurrentes dans les zones rurales, principalement liées à des conflits fonciers entre agriculteurs et éleveurs. Jos, une ville multiconfessionnelle, a connu des violences sectaires, dans le passé mais les attaques meurtrières ont été rares ces dernières années selon Malik Samuel, chercheur basé à Abuja au sein de l’organisation à but non lucratif Good Governance Africa. L’attaque de dimanche « et les tensions qu’elle a engendrées, » ont poussé l’université de Jos à reporter les examens prévus lundi et mardi. Le gouvernement de l’État a déclaré que les enquêtes étaient « en cours », sans donner de bilan ni nommer de suspects, et a décrété un couvre-feu à Jos Nord de dimanche à mercredi. « Le fait de connaître clairement l’identité et les motivations des auteurs contribuera grandement à apaiser les tensions qui couvent dans la ville, » a estimé Malik Samuel.
R. I.

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