Au moins vingt personnes ont été tuées et dix autres blessées dans une attaque au drone survenue mercredi soir, à Tiné, à l’est du Tchad, près de la frontière avec le Soudan, ont rapporté samedi des médias locaux. Selon les mêmes sources, « une délégation gouvernementale conduite par le ministre tchadien des Armées, des Anciens combattants et des Victimes de guerre, le général Issaka Malloua Djamouss, s’est rendue sur place pour faire le point après l’incident meurtrier dans le quartier Mabrouka à Tiné ». « La délégation a fait des constatations en présence du procureur de la République près le tribunal de grande instance de N’Djamena, Moussa Abdelkerim Saleh, et des officiers de police judiciaire. Les autorités ont rendu visite aux familles des victimes pour témoigner de la solidarité et leur présenter les condoléances du gouvernement », a-t-on ajouté de même source. Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a placé mercredi soir les forces armées en état d’alerte maximale et a ordonné à l’armée de riposter, tout en décrétant la fermeture totale des 1.300 kilomètres de frontière entre les deux pays. La situation à la frontière avec le Soudan reste tendue et les autorités tchadiennes travaillent à renforcer la sécurité dans la région.
L’ONU avertit contre les risques pour les civils et la stabilité régionale
Les Nations unies ont exprimé leur inquiétude après une frappe de drone meurtrière près de la frontière entre le Soudan et le Tchad, faisant au moins 20 morts, avertissant que l’escalade de la violence et la prolifération d’armes sophistiquées accroissent les risques pour les civils et la stabilité régionale. « Nous sommes alarmés par les informations selon lesquelles une frappe de drone a tué au moins 20 civils et en a blessé beaucoup d’autres (mercredi soir), du côté tchadien de la ville de Tiné, située à la frontière entre le Soudan et le Tchad », a déclaré, lors d’une conférence de presse à New York, le porte-parole adjoint du SG de l’ONU, Farhan Haq, cité samedi par des médias. Cette attaque illustre le coût humain dévastateur du conflit soudanais et la rapidité avec laquelle les lignes de front évoluent, exposant de plus en plus les communautés frontalières à la violence », a-t-il ajouté, mettant en garde que « de tels incidents risquent de provoquer une instabilité plus large, les pays voisins étant de plus en plus susceptibles d’être entraînés dans le conflit ». Il a relevé que « l’utilisation croissante de drones plus puissants par les deux camps élargit le champ de bataille et accélère les pertes civiles ». « Nous appelons les parties belligérantes à désamorcer immédiatement les combats, à respecter le droit humanitaire international et à revenir à la table des négociations pour rechercher une solution durable à ce conflit », a-t-il conclu. Au moins vingt personnes ont été tuées et dix autres blessées dans une attaque au drone survenue mercredi soir, à Tiné, à l’est du Tchad, près de la frontière avec le Soudan, ont rapporté samedi des médias locaux.
R. I.
















































