L’artiste libanais engagé et virtuose du oud, Marcel Khalifa, a animé, dans la nuit de mercredi à jeudi, à la salle du Centre des conventions Mohamed-Benahmed d’Oran, un concert exceptionnel où la parole expressive s’est mêlée à une mélodie émouvante, offrant une fresque musicale témoignant d’une grande créativité. Le concert s’est déroulé en présence du conseiller auprès de la ministre de la Culture et des Arts, Abdelkader Djemâa, de la directrice locale de la Culture et des Arts, Bouchera Salhi, ainsi que de la directrice régionale de l’Office national de l’information et de la culture, Nabila Benzerdjeb, aux côtés de nombreuses figures artistiques et culturelles et d’un large public composé d’une génération ayant mémorisé les chansons de cette grande figure de la scène artistique arabe, et d’autres venus découvrir ses œuvres. Dans une ambiance chaleureuse, marquée par des applaudissements nourris, le public a savouré les interprétations de Marcel Khalifa, qui a chanté et joué pour l’amour, l’humanité et les causes justes, notamment la cause palestinienne. Certains spectateurs ont qualifié cette soirée artistique d' »inoubliable », où la mélodie authentique s’est harmonieusement mêlée à des paroles puissantes dans un arrangement musical raffiné. Marcel Khalifa a, ainsi, ouvert le programme par une pièce musicale interprétée de sa voix douce et accompagnée de son jeu remarquable au oud, en hommage au peuple algérien et à la ville d’Oran. Il a ensuite enchaîné avec une sélection de ses chansons intemporelles reprises en chœur par le public, notamment « Ya Tayr Ya Hamam » et « Muntasib Al Qama Amshi », poème du défunt poète palestinien Mahmoud Darwich, qui marient authenticité du rythme et puissance des mélodies. L’artiste a également interprété des oeuvres emblématiques de son répertoire telles que « Rita », « Ahinou Ila Khobz Oummi », « Ya Bahriya Hila Hila » et « Monadiloun », entre autres chansons profondément ancrées dans la mémoire et la sensibilité de plusieurs générations. Marcel Khalifa a également animé la soirée aux côtés de son fils, le pianiste Ramy Khalifa, et de son neveu, le violoncelliste Sary Khalifa, avec des pièces instrumentales intitulées « Beyrouth » et « Le Cri », qu’il a dédiées « à toutes les familles des martyrs tombés sur une terre pure ». Dans une déclaration à la presse, le grand artiste libanais s’est dit heureux d’animer ce concert et admiratif de l’interaction du public avec ses chansons. Il a ajouté que « la famille algérienne reste attachée à la chanson engagée, car l’Algérie a beaucoup lutté. C’est pourquoi le peuple algérien aime la musique qui vient du cœur et de l’âme ». Ce concert s’inscrit dans le cadre de la tournée de Marcel Khalifa en Algérie, qui a débuté à Alger puis à Oran et se clôturera demain à Constantine, a indiqué le conseiller auprès de la ministre de la Culture et des Arts, Abdelkader Djemâa, dans une déclaration à la presse en marge de cette soirée. Il a ajouté que « ce concert s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la ministre de la Culture et des Arts, Mme Malika Bendouda, visant à dynamiser la scène culturelle à travers diverses formes d’expression artistique ».












































