La Fédération algérienne de Karaté a récemment pris une décision notable en mettant fin aux fonctions de Zahir Hay, président de la commission d’arbitrage. Cette mesure répond aux demandes répétées des membres du bureau exécutif, qui réclament des changements profonds afin de sortir de l’impasse administrative dans laquelle la fédération est engluée depuis plusieurs mois.
Ce geste intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le président Réda Benkaddour, élu en janvier 2025, et certains membres de son bureau exécutif.
L’arrivée de Reda Benkaddour à la tête de la fédération, succédant à Yacine Kouri, a été marquée par une intensification des désaccords internes. Selon des sources proches de la fédération, ces conflits portent principalement sur des questions administratives et techniques, avec des critiques de certains membres du bureau exécutif à l’encontre des décisions présidentielles.
Face à l’opposition interne, Benkaddour a eu recours à la commission de discipline pour tenter de gérer les contestations, ce qui a contribué à un blocage affectant le fonctionnement quotidien de la fédération.
Devant cette situation, le ministère des Sports est intervenu en organisant des réunions de réconciliation entre les parties concernées, mais sans parvenir à des résultats concrets. Le départ de Zahir Hay ne constitue donc qu’une des mesures demandées par les membres, qui refusent que le président continue de prendre des décisions de manière unilatérale.
Toutefois, cette décision soulève une question essentielle : le départ de Zahir Hay suffira-t-il à apaiser les tensions au sein de la fédération ou ne représente-t-il qu’une mesure symbolique destinée à calmer momentanément la situation ? Il est possible que les différends soient plus profonds et concernent des enjeux stratégiques, ce qui pourrait maintenir l’impasse actuelle. Dans ce contexte, une intervention plus structurée et proactive des autorités sportives pourrait être nécessaire pour rétablir un fonctionnement harmonieux et durable de la fédération.
En somme, bien que le départ de Zahir Hay marque un geste significatif vers le dialogue et la réorganisation interne, il demeure incertain si cette mesure isolée suffira à mettre fin aux conflits ou si elle ne constitue qu’un simple palliatif temporaire. L’avenir de la Fédération algérienne de Karaté dépendra probablement de la capacité de ses dirigeants à engager un processus de réforme plus large, inclusif et transparent.
H. S.














































