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PRISONS ISRAÉLIENNES : Des détenus palestiniens interdits de jeûne et des pratiques religieuses

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Les autorités pénitentiaires israéliennes sont accusées d’imposer de nouvelles restrictions aux détenus palestiniens à l’occasion du mois de Ramadhan. Selon la Commission des affaires des prisonniers palestiniens, l’administration de la prison d’Ofer empêcherait les détenus de connaître les horaires des appels à la prière, les privant ainsi de la possibilité de jeûner et de rompre le jeûne dans le respect des rites religieux. D’après des médias palestiniens, ces mesures s’inscrivent dans une politique plus large de durcissement des conditions de détention et de restriction des libertés religieuses. Le Club des prisonniers palestiniens affirme que plus de 9 300 détenus palestiniens et arabes vivent sous un régime de privation alimentaire prolongée depuis plus de deux ans, recevant des repas insuffisants pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Cette situation serait assimilée à une politique de famine organisée. Les violations rapportées incluent également l’interdiction de la prière collective et la confiscation de copies du Coran. Parmi les détenus figurent environ 70 femmes incarcérées à la prison d’Al-Damon, ainsi que près de 350 enfants détenus dans les prisons de Megiddo et d’Ofer. Le communiqué fait état de la mort de plus de cent prisonniers en détention, dont 88 ont été identifiés. Certains seraient décédés à la suite de la privation alimentaire combinée à des mauvais traitements. Le décès du mineur Walid Ahmad, attribué à la faim, a également été signalé. En parallèle, les restrictions à l’accès à Jérusalem se sont intensifiées. Selon une correspondante de RT, le droit de prier à la mosquée Al-Aqsa est désormais limité à une minorité de personnes âgées disposant de permis spéciaux. Pour des milliers de Palestiniens de Cisjordanie, le trajet vers le lieu saint s’apparente à une longue attente aux postes de contrôle. Ces développements ravivent les inquiétudes des organisations palestiniennes quant au respect des droits fondamentaux des prisonniers et à la liberté de culte durant le mois sacré du Ramadhan.
M. S.

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