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PROJET SIONISTE D’ANNEXION DE LA CISJORDANIE : Mahmoud Abbas réclame une action internationale

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Le président de l’État de Palestine, Mahmoud Abbas, a appelé à une action arabe et internationale urgente et efficace pour mettre fin aux mesures d’annexion et à l’expansion de la colonisation, et pour tenir l’occupation israélienne responsable de ses violations continues, afin de préserver la crédibilité du système international fondé sur le respect du droit et de la Charte des Nations unies. L ors de sa rencontre, mardi à Oslo, avec les ambassadeurs arabes accrédités en Norvège, dans le cadre de sa visite officielle, le Président palestinien a affirmé que la dernière décision sioniste concernant l’annexion de la Cisjordanie occupée est nulle et sans valeur juridique. Il a souligné qu’elle constitue une violation flagrante du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité rejetant la colonisation et toute modification du statut juridique et historique des territoires palestiniens occupés. Mahmoud Abbas a mis en garde contre la gravité de cette décision, qu’il a qualifiée de mise en œuvre progressive des plans d’annexion, de déplacement forcé et d’expansion coloniale, estimant qu’elle sape méthodiquement le processus politique et détruit les chances de la solution à deux États. Il a également alerté sur la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Ghaza, appelant à un accès immédiat et sans entrave à l’aide humanitaire, à l’arrêt total de l’agression, à la fin de la violence des colons en Cisjordanie, y compris à El-Qods-Est, ainsi qu’à la restitution des fonds palestiniens retenus.

LA RUSSIE APPELLE L’ENTITÉ SIONISTE À REVOIR SES DÉCISIONS
Le ministère russe des Affaires étrangères a appelé l’entité sioniste à reconsidérer ses récentes décisions concernant la Cisjordanie occupée. La porte-parole du ministère, Maria Zakharova, a déclaré que ces décisions « méritent une condamnation internationale et suscitent une vive inquiétude », estimant qu’elles constituent une tentative de s’affranchir des accords d’Oslo. Elle a souligné que ces mesures portent un coup sévère aux perspectives d’amélioration de la situation dans la région et aux chances d’un règlement final de la question palestinienne dans le cadre du droit international et de la solution à deux États, appelant à éviter toute modification du statu quo susceptible d’entraîner une dangereuse escalade.

L’OUZBÉKISTAN RÉAFFIRME SON SOUTIEN À LA PALESTINE
L’Ouzbékistan a réaffirmé son soutien constant à la cause palestinienne et au droit du peuple palestinien à établir son État indépendant conformément aux résolutions internationales et au principe de la solution à deux États. Cette position a été exprimée lors d’une rencontre entre le premier viceministre des Affaires étrangères ouzbek, Bakhromjon Aloyev, et l’ambassadeur de Palestine en Ouzbékistan et au Kirghizistan, Wael Al-Batryikhi. Les deux parties ont convenu de renforcer leur coopération dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, du tourisme religieux et de la culture, ainsi que de créer une commission parlementaire d’amitié et d’intensifier l’échange d’experts. L’ambassadeur palestinien a, pour sa part, exposé les derniers développements dans les territoires occupés, notamment les violations israéliennes continues et la décision d’annexer des terres palestiniennes. LA SUISSE DÉNONCE UNE COLONISATION ILLÉGALE La Suisse a condamné les mesures approuvées par le cabinet ministériel israélien concernant la Cisjordanie occupée. Dans un communiqué, le Département fédéral des affaires étrangères a rappelé que les activités de colonisation sont illégales au regard du droit international et qu’elles compromettent la solution à deux États fondée sur des frontières sûres et reconnues, sur la base des lignes d’avant 1967. LA BELGIQUE

ÉVOQUE UNE VIOLATION MANIFESTE DU DROIT INTERNATIONAL
La Belgique a dénoncé les mesures israéliennes visant à renforcer le contrôle sur la Cisjordanie occupée. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a déclaré que ces décisions constituent une violation manifeste du droit international et compromettent les perspectives de paix. Il a précisé qu’elles sont contraires à la résolution 2334 du Conseil de sécurité et à l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice.

LA FRANCE CONDAMNE FERMEMENT LES DÉCISIONS ISRAÉLIENNES
La France a condamné avec fermeté les décisions du cabinet de sécurité israélien visant à approfondir les tentatives d’annexion de la Cisjordanie, notamment dans les zones A et B. Dans un communiqué publié mardi, le ministère français des Affaires étrangères a estimé que ces décisions sont contraires au droit international et constituent une remise en cause grave des accords d’Oslo et du protocole de redéploiement à Hébron. Paris a souligné que ces mesures, tout comme l’approbation du projet « E1 » et la publication d’appels d’offres y afférents, s’inscrivent dans une logique d’annexion et représentent une violation grave de la solution à deux États, risquant d’alimenter les tensions et de compromettre les efforts internationaux de paix. La France a appelé l’entité sionsite à revenir immédiatement sur ces décisions et a réaffirmé son opposition ferme à toute forme d’annexion, réitérant son engagement en faveur d’une paix juste et durable conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

AUTRES RÉACTIONS INTERNATIONALES
L’UNRWA a estimé que les nouvelles mesures sionistes en Cisjordanie occupée compromettent l’avenir des Palestiniens et portent un nouveau coup au droit international, avertissant qu’elles favorisent l’expansion des colonies et nourrissent le désespoir et la violence. Le Canada a condamné l’élargissement du contrôle sioniste sur la Cisjordanie, affirmant que ces décisions violent le droit international et affaiblissent les chances de création d’un État palestinien viable. Le Japon a exprimé sa vive inquiétude face aux « activités de colonisation » et a appelé l’occupant sioniste à prendre des mesures immédiates pour prévenir la violence des colons et éviter toute escalade des tensions, rappelant que ces activités sont contraires au droit international et sapent la solution à deux États.
M. Seghilani

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