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ATTAF À ADDIS-ABEBA : « L’Algérie a toujours milité pour une UA forte et représentative »

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Le ministre d’État et ministre des Affaires étrangères, Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, chargé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune de le représenter au sommet des Chefs d’États de l’Union africaine, a affirmé, dans une allocution prononcée à la cérémonie d’ouverture de la 48e session du Conseil exécutif de l’Union africaine préparatoire du sommet de l’Union africaine qui doit se tenir samedi et dimanche prochains dans la capitale éthiopienne à Addis-Abeba , que l’Algérie soutient tout effort contribuant au renforcement de l’Union africaine. «Une institution panafricaine qui doit être « libérée du repli sur soi » tout en renforçant sa présence sur le continent et à l’international, et en lui permettant de faire face de manière réaliste et responsable aux divers défis actuels, qu’ils soient continentaux ou mondiaux ». M. Attaf a pris la parole sur le rapport du Comité des représentants permanents présenté aux travaux de la session, remerciant la présidence du Conseil et les membres du Comité pour le rapport qu’il a qualifié de précieux. M. Attaf a expliqué que le prochain sommet africain (les 14 et 15 février 2026) est d’une importance capitale eu égard au contexte international actuel, qui, selon lui, menace de marginaliser l’Afrique et d’obscurcir ses enjeux et priorités, « ainsi que de neutraliser son rôle et sa voix sur la scène internationale », a-t-il souligné. Dans ce contexte, il a fait remarquer que le travail du Conseil exécutif ne devait pas se limiter aux aspects immédiats liés à la gestion interne de l’Organisation, « mais devait s’étendre à la formulation d’une vision collective tournée vers l’avenir, fondée sur l’identification précise des dangers et menaces auxquels le continent est confronté et sur l’adaptation de l’action africaine conjointe aux transformations rapides que le monde connaît ». Il a par ailleurs appelé à la restauration du projet unitaire africain comme option stratégique indispensable pour sauvegarder le destin commun des peuples du continent, dans un monde qu’il a décrit comme turbulent, soulignant la nécessité de travailler pour un avenir plus attentif aux préoccupations de l’Afrique, plus attentif à ses intérêts et plus réactif à ses aspirations concluants on allocution en réitérant le soutien de l’Algérie à la Commission de l’Union africaine et à la présidence tournante de l’organisation, dans le but de promouvoir une action africaine conjointe et de consolider le rôle de l’Union dans la défense des enjeux du continent aux niveaux régional et international. Il faut rappeler dans ce contexte que c’est là l’essence de la position de l’Algérie qui a toujours défendu le principe d’une meilleure représentation du continent dans les institutions internationales. Son action, durant son mandat de membre non-permanent au Conseil de sécurité, lui avait permis d’engager des actions et des initiatives s’inscrivant dans ce sens. Pour sa part, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a rappelé, dans une allocution prononcée à l’ouverture des travaux mercredi, les principaux défis auxquels fait face l’organisation panafricaine notamment la stabilité politique, les crises sécuritaires, les conflits ainsi que la menace terroriste, soulignant que ces questions difficiles feront l’objet d’échanges approfondis par les leaders africains. Dans son allocution d’ouverture de la 48e session du Conseil exécutif de l’UA, préparatoire du Sommet de l’Union, prévu samedi et dimanche prochains dans la capitale éthiopienne il a affirmé que plusieurs questions difficiles feront certainement l’objet de délibérations approfondies par le sommet des chefs d’Etat de l’UA avant d’évoquer les changements anticonstitutionnels de gouvernement intervenus dans certains pays, saluant au passage « le retour de la Guinée et du Gabon au sein de l’Union africaine rendu possible par un processus de transition réussi. L’autre question clé qui fera l‘objet d’un grand débat par le sommet des chefs d’Etats est le terrorisme qui est parmi les défis auxquels fait face l’Union africaine. M. Ali Youssouf a souligné dans ce cadre que « dans le Sahel et la Corne de l’Afrique, la menace terroriste ne recule pas ». Concernant le thème de cette année, l’eau et l’assainissement, il a insisté sur le fait qu’il « faut protéger cette ressource partagée et ce facteur de coopération » face aux changements climatiques. Par ailleurs, le développement et l’intégration constituent aussi un chantier majeur. Le président de la Commission a réaffirmé dans ce contexte que « la ZLECAf et les institutions de l’UA demeurent essentielles à la promotion de l’intégration », grâce à des financements innovants et à des partenariats renforcés avec le secteur privé et la société civile africains. Il a conclu en affirmant qu' »un leadership déterminé et des priorités stratégiques claires seront les clés de notre succès », et en remerciant la République d’Angola, qui assure actuellement la présidence de l’UA, « pour son leadership au sein du Conseil exécutif ».
Slimane B.

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