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MORT SUSPECTE DE MOHAMED SOUMARÉ ET AUDRY IBOHN NJOH : La main de la DGST et de l’USFP

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Alors que les lampions de la CAN se sont éteints sur une désillusion du makhzen qui voulait, faire du succès de l’équipe nationale marocaine un anesthésiant pour faire oublier aux sujets du roi les nombreux problèmes qu’ils vivent, de nouveaux éléments viennent jeter, encore plus, le doute sur la thèse de la mort naturelle du journaliste malien Mohamed Soumaré et de l’employé du prestataire de la téléphonie mobile MTN, le camerounais Audry Ibohn Njoh.
Les langues commencent à se délier et des fuites commencent à garnir certains sites d’informations et de journaux. Selon un site d’information, le décès de Mohamed Soumaré n’est pas intervenu la nuit mais avant 20h. Le certificat de décès établi par le médecin légiste mandaté pour constater la mort et établir si elle est suspecte, prend un coup. Des témoins affirment l’avoir vu recevoir dans sa chambre, aux alentours de 19h, Khawla Lachgar, la fille du président du parti USFP (Union socialiste des forces populaires) Idriss Lachgar qui est chargée des relations extérieures du parti et qui est connue pour être un agent de la DGST d’Abdellatif Hamouchi. La présence de cette dernière dans la chambre du journaliste disparu est déjà une énigme. Mais selon, toujours les mêmes sources, cette dernière voulait un échange d’informations avec le journaliste malien.
Des indices sur le lieu où se cacherait un opposant marocain contre des preuves impliquant Lekjaa et le comité d’organisation de la CAN accusé de corruption. Mohamed Soumare aurait refusé cet échange ce qui a conduit Khawla Lachgar à quitter sa chambre pour laisser les barbouzes de la DGST agir. Et curieusement, les caméras de surveillance de l’hôtel qui fonctionnaient normalement sont tombées subitement en panne. Elles n’ont pas enregistré l’arrivée et le départ des présumés assassins de Mohamed Soumaré, ce qui est encore étonnant.
Pour Audry Ibohn Njoh, l’employé camerounais de MTN, c’est pratiquement le même mode opératoire qui a été suivi avec le même appât, la fille du président de l’USFP, qui s’était rendue dans sa chambre avant de la quitter pour laisser agir les assassins. Cette personne était-elle en mission pour procéder aux derniers repérages des lieux pour permettre aux assassins d’agir en ayant une parfaite connaissance des lieux ? Était-elle porteuse d’un message de menace auquel n’ont pas obtempéré Mohamed Soumaré et Audry Ibohn Njoh ? En tous les cas, les proches des deux victimes ont décidé de ne pas se taire et de réclamer la vérité, toute la vérité sur leur mort. Et en attendant le peuple marocain qu’on avait abreuvé d’un fol espoir, celui de brandir un trophée qu’il n’a pas touché depuis cinquante ans, se réveille avec le goût de la déception dans la bouche. Aujourd’hui il se retrouve à envisager la mobilisation pour revendiquer ses droits à une vie décente et surtout de s’affranchir de la rebutante tradition du baisemain que le Makhzen a ancré dans les gênes des sujets de M6.
Slimane B.

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