La 12e édition du Festival culturel local de la poterie de Maâtkas, localité située à 20 km au sud-ouest de la wilaya de Tizi-Ouzou, s’est ouverte samedi au village d’Ath Zaim avec la participation de 70 exposants représentants 15 wilayas, a-t-on appris auprès du commissariat du festival. Cette nouvelle édition est initiée en collaboration avec l’Assemblée populaire de wilaya (APW), les assemblées populaires communales (APC) de Souk El Tenine et de Maâtkas, l’association culturelle Tigejdit et le comité du village d’Aït Zaim. Elle réunit 70 exposants issus de 15 wilayas dont Touggourt, Alger, Bouira, Biskra, Sétif et Tizi-Ouzou, a indiqué à l’APS la commissaire du festival Mme Nabila Goumeziane. L’événement organisé sous le parrainage de la ministre de la Culture et des Arts et sous l’égide du wali de Tizi-Ouzou, vise à mettre en lumière le savoir-faire ancestral des potiers et à valoriser ce patrimoine, a-t-elle ajouté Cette année, le Festival qui se tenait habituellement au chef-lieu de Maâtkas, est abrité par le village d’Ath Zaim. L’idée est de faire voyager la manifestation à travers les villages prêts à l’accueillir, a souligné Mme Goumeziane. « Il s’agit d’un événement qui crée une dynamique de développement économique et touristique en encourageant le tourisme culturel, puisqu’il attire un nombre important de visiteurs de Tizi-Ouzou mais aussi d’autres wilayas. Il permet, en outre de préserver une facette de l’héritage patrimonial national, à savoir la poterie qui est un patrimoine culturel matériel, mais aussi immatériel par les motifs et les symboles qui ornent les objets », a insisté la commissaire. L’exposition-vente met en avant une riche palette d’ustensiles en terre cuite, décorés de motifs géométriques traditionnels. On y trouve, entre autres, des Tadjine pour la cuisson de la galette et autres pains traditionnels, des marmites pour la chorba, des couscoussiers, ainsi que des cruches et des jarres de différentes tailles pour conserver eau et huile. Outre la poterie, la manifestation est aussi une occasion de célébrer divers autres métiers artisanaux tel que la tapisserie, la bijouterie, la vannerie et la sculpture sur bois. Une visite du musée de la poterie, que l’association Tigejdit présente comme un « véritable espace de mémoire et de transmission du patrimoine artisanal », permet d’apprécier les formes et décorations des objets façonnés par les aïeux. Des ateliers pédagogiques sont également organisés pour permettre aux jeunes générations de découvrir les techniques de fabrication manuelle des poteries sans l’utilisation de machines. Il est à noter que dans les localités du sud-ouest de Tizi-Ouzou, les potières (le métier étant exclusivement féminin dans la région) continuent à fabriquer les objets selon un procédé très ancien remontant à la préhistoire, selon des historiens. Il s’agit de la technique du « colombin » qui consiste à modeler l’ustensile à partir de boudins d’argile superposés et lissés au fur et à mesure que l’objet prend forme. L’association Tigejdit a noté qu’à travers cette 12e édition, « le Festival local de la poterie de Maâtkas s’affirme comme un rendez-vous culturel incontournable, dédié à la préservation et à la transmission d’un héritage artisanal ancestral ».















































