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JOURNÉE PARLEMENTAIRE DE LA TRANSFORMATION NUMÉRIQUE : « Un choix stratégique pour concrétiser la vision du Président» 

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La transformation numérique s’impose désormais comme l’un des piliers structurants du projet de modernisation de l’État algérien. 

C’est ce qu’ont réaffirmé, mardi, les participants à la journée parlementaire organisée par le Conseil de la nation sous le thème : « La transformation numérique en Algérie, un choix stratégique et une concrétisation de la vision du Président de la République ». Une rencontre qui a mis en lumière l’ampleur des chantiers engagés, les résultats déjà obtenus et les défis à relever pour faire de la numérisation un levier central de développement durable et de souveraineté nationale. Dans son intervention, le président du groupe parlementaire du tiers présidentiel au Conseil de la nation, Arous Saâd, a souligné que cette dynamique s’inscrit pleinement dans les orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a fait de la numérisation un choix stratégique et un processus de réforme permanent. Selon lui, la transformation numérique ne se limite pas à l’introduction d’outils technologiques, mais constitue une refonte profonde des modes de gouvernance, visant à renforcer l’efficacité de l’État, améliorer la qualité des services publics et asseoir les fondements d’une économie nationale forte. La finalité de ce processus, a-t-il insisté, est avant tout citoyenne : simplifier les démarches administratives, lutter contre la bureaucratie, renforcer la transparence et rationaliser l’utilisation du temps et des ressources. Autant d’objectifs qui répondent à une exigence croissante de modernité et de performance de l’action publique. Dans cette perspective, le groupe parlementaire du tiers présidentiel s’est engagé à accompagner ce chantier par l’adaptation du cadre législatif, le contrôle parlementaire et l’ouverture d’espaces de dialogue institutionnels autour d’un projet qualifié de « vital » pour la construction de l’État moderne. Au cœur de cette stratégie, le Haut-Commissariat à la numérisation joue un rôle central. Son représentant, Bouâzid Sofiane, a détaillé les axes de la stratégie nationale de transformation numérique, mettant l’accent sur la nécessité d’unifier les initiatives sectorielles et de les inscrire dans un cadre juridique cohérent. L’objectif affiché est ambitieux : réussir une transformation numérique globale du pays dans un horizon de cinq ans, grâce à une approche transversale associant l’ensemble des secteurs et des acteurs. Parmi les projets structurants déjà engagés figurent la construction de centres nationaux de données, la mise en place d’un réseau souverain sécurisé de l’État et le déploiement de couches de protection destinées à renforcer la sécurité informationnelle. À cela s’ajoutent des actions majeures en matière de formation des ressources humaines, de transfert de compétences, d’interopérabilité des systèmes d’information, de création d’une identité numérique nationale et d’amélioration de la gouvernance numérique. Des mesures qui visent également à protéger les droits et libertés, à préserver les valeurs de la société algérienne dans l’espace numérique et à soutenir l’innovation locale. Les différents secteurs ministériels ont, de leur côté, présenté des avancées concrètes. Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports s’impose comme l’un des moteurs de cette transformation. Selon Amar Boudarbala, directeur général de la modernisation et des archives, l’enregistrement de 38 millions d’identités biométriques et la création d’une base nationale des véhicules ont permis d’améliorer la transparence, de lutter contre la fraude et de renforcer la coordination entre les collectivités locales et les organismes concernés. Le ministère des Finances n’est pas en reste. Les efforts de numérisation ont permis de réduire les délais de traitement et de simplifier les procédures, contribuant ainsi à un meilleur service rendu au citoyen et à un environnement plus favorable à l’activité économique. Dans le secteur de la Santé, la numérisation a ouvert de nouvelles perspectives, notamment à travers des plateformes numériques dédiées à la prise en charge des patients, à la gestion des stocks de médicaments, des établissements hospitaliers et des ressources humaines, ainsi qu’à la mise en réseau des structures de soins. Clôturant les débats, l’expert national Younès Kerrar a rappelé que la réussite de la transformation numérique dépendra largement de la capacité du pays à suivre le rythme rapide des évolutions technologiques, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle. Il a insisté sur l’importance d’une formation continue des ressources humaines afin de relever les défis futurs et de garantir une transition numérique inclusive et durable. À travers cette journée parlementaire, l’Algérie réaffirme ainsi sa volonté de faire de la numérisation non seulement un outil de modernisation administrative, mais aussi un vecteur de souveraineté, de transparence et de développement au service du citoyen et de l’économie nationale.                       

M. Seghilani

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