Accueil À LA UNE SELON LES DONNÉES D’OCTOBRE 2025 : La production gazière algérienne en hausse

SELON LES DONNÉES D’OCTOBRE 2025 : La production gazière algérienne en hausse

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La plateforme spécialisée Attaqa.net, citant l’unité de recherche énergétique (basée à Washington), vient de publier des données très instructives sur la production de gaz naturel algérien, sur sa consommation domestique et également son exportation, durant le mois d’octobre 2025, qui traduisent les investissements intensifs réalisés en Algérie – exploration et développement -pour faire face aux multiples défis dans ce domaine, en particulier maintenir et renforcer la position de fournisseur d’énergie stratégique et fiable, notamment pour l’Europe.

Il s’agit, d’abord, de l’augmentation de la production de gaz naturel de 4,4%. Cela équivaut, d’après le site, à 337 millions de mètres cubes sur une base annuelle, hissant la production de gaz à 8,017 milliards de mètres cubes en octobre 2025, contre 7,68 milliards de mètres cubes au cours du même mois en 2024. La plateforme spécialisée fait remarquer que durant trois mois, la production algérienne a maintenu des niveaux dépassant les 8 milliards de mètres cubes par mois, après avoir atteint un niveau exceptionnel de 9,74 milliards de mètres cubes, au début de cette année, soit une augmentation de 530 millions de mètres cubes par rapport au même mois de 2024, qui était de 9,21 milliards de mètres cubes. Ensuite, au mois de mai de cette année, la production de gaz a enregistré une baisse passagère, à 7,85 milliards de mètres cubes, soit une différence de 200 millions de mètres cubes par rapport à la moyenne du même mois de l’année dernière, qui était de 8.05 milliards de mètres cubes. Cette baisse n’a pas duré et la production a rapidement retrouvé son essor le mois suivant, en juin, avec 8,2 milliards de mètres cubes, dépassant les niveaux de production enregistrés en juin 2024, qui étaient de 7,81 milliards de mètres cubes. La courbe ascendante s’est poursuivie au cours du second semestre de 2025, comme l’indique la production de gaz en août qui a atteint environ 8,36 milliards de mètres cubes, en augmentation par rapport à août 2024 (7,47 milliards de mètres cubes). La plateforme précise les 5 mois mentionnés ont été couverts par  l’Initiative Conjointe sur les Données des Organisations (JODI). Elle rappelle que la production gazière algérienne a terminé l’année 2024 à 98,41 milliards de mètres cubes. Autre chiffre intéressant livré par attaqa.net: le volume de gaz destiné aux usages internes –production d’électricité et chauffage- a diminué passant à 1,605 milliard de mètres cubes en octobre 2025, contre 1,747 milliard de mètres cubes au cours du même mois en 2024. Les exportations de gaz de l’Algérie (par gazoducs et GNL) ont également connu une légère baisse en octobre dernier, selon les chiffres donnés par attaqua.net : 4,208 milliards de mètres cubes, contre 4,265 milliards de mètres cubes au cours du même mois en 2024. En fait, il s’agit surtout de la diminution des quantités de gaz exportées par gazoducs, qui ont atteint 2,851 milliards de mètres cubes, contre 3,114 milliards de mètres cubes au cours du même mois de l’année dernière. Les exportations de GNL ont, par contre, augmenté à 1.356 milliard de mètres cubes le même mois, contre 1.151 milliard de mètres cubes au cours de la même période de l’année précédente. Il y avait eu auparavant, selon les données de l’unité de recherche énergétique, une baisse des exportations de GNL depuis le début de l’année jusqu’à fin septembre dernier, à 6,92 millions de tonnes (9,4 milliards de mètres cubes), contre 8.86 millions de tonnes (12,1 milliards de mètres cubes) au cours de la même période en 2024. À travers Sonatrach, l’Algérie s’est imposée comme l’une des principales sources d’approvisionnement en gaz naturel et en gaz naturel liquéfié (GNL), notamment pour l’Europe, grâce à ses capacités de production et d’exportation, confirmant son statut de fournisseur fiable et sûr. Cette position est appelée à se consolider avec le renforcement des investissements dans l’exploration, la production et les infrastructures. 

M’hamed Rebah

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