Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre dernier, au moins 100 enfants palestiniens ont été tués dans la bande de Ghaza lors d’attaques menées par les forces de l’occupation sioniste, a indiqué mardi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).
« Plus de 100 enfants ont été tués à Ghaza depuis le début du cessez-le-feu en octobre. Cela représente environ un enfant tué chaque jour », a déclaré James Elder, porte-parole de l’UNICEF, lors d’une visioconférence depuis Ghaza pour la presse à Genève. Selon l’organisation, 60 garçons et 40 filles figurent parmi les victimes, qui ont été tuées par des frappes aériennes, des drones – y compris des drones kamikazes –, des tirs de chars et des balles réelles. L’UNICEF estime toutefois que le chiffre réel pourrait être plus élevé. Le ministère de la Santé de Ghaza fait état d’un bilan encore plus lourd, avec 165 enfants tués sur un total de 442 décès depuis le cessez-le-feu. « De plus, sept enfants sont morts d’hypothermie depuis le début de l’année », a précisé Zaher Al-Wahidi, directeur du département informatique du ministère. James Elder a souligné l’impact psychologique de cette violence persistante : « Les enfants de Ghaza vivent dans la peur permanente. Les traumatismes psychologiques restent non soignés et s’aggravent avec le temps, rendant leur guérison difficile. La vie reste suffocante et la survie précaire. » Le porte-parole de l’UNICEF a rappelé que si un cessez-le-feu qui ralentit les bombardements constitue un progrès, il demeure insuffisant lorsque des enfants continuent de mourir. « Ce que le monde appelle aujourd’hui le calme serait considéré comme une crise ailleurs », a-t-il insisté. Par ailleurs, M. Elder a dénoncé la décision de l’entité sioniste, le 1er janvier, de suspendre l’accès à Ghaza à 37 organisations humanitaires étrangères, qui avaient refusé de communiquer la liste de leurs employés aux autorités d’occupation. « Bloquer les ONG internationales, bloquer toute aide humanitaire, c’est bloquer une aide vitale. Lorsque des ONG clés sont interdites d’intervention et que des journalistes étrangers sont bloqués, on peut légitimement se demander si l’objectif n’est pas de restreindre l’examen des souffrances des enfants », a-t-il ajouté. L’UNICEF appelle la communauté internationale à renforcer la protection des enfants et à garantir un accès humanitaire sans entrave pour répondre aux besoins urgents des populations de Ghaza.
M. S.












































