Après avoir repris ses opérations militaires contre la bande de Ghaza, le 18 mars, en violation de l’accord de cessez-le-feu conclu avec la Résistance palestinienne, à travers Hamas, grâce à la médiation égyptienne, qatarie et américaine, et entré en vigueur dimanche 19 janvier, l’entité sioniste a annoncé ce mercredi une extension de ses opérations terrestres dans la région de Rafah, dans le sud de la bande de Ghaza.
Au lieu d’ouvrir la deuxième phase de négociations, qui conduit à l’arrêt de son agression, au retrait de son occupation et à la conclusion d’un accord d’échange de prisonniers, l’entité sioniste a pratiqué l’obstruction, choisissant de poursuivre la guerre, quitte à mettre en péril la vie des prisonniers qui sont détenus par la Résistance palestinienne. C’est la énième offensive terrestre de l’armée sioniste à Ghaza depuis l’opération Déluge d’Al Aqsa lancée le 7 octobre 2023 par la Résistance palestinienne. Les dirigeants sionistes persistent dans leur illusion de pouvoir en finir avec la Résistance palestinienne, libérer les prisonniers israéliens et pousser la population de Ghaza à l’exil. Pour réaliser ces objectifs, l’entité sioniste lance ainsi une agression de plus, en parallèle à la série de frappes aériennes intensives et de bombardements d’artillerie sur plusieurs zones de la bande de Ghaza. Selon les observateurs, le plan de l’armée sioniste vise à pousser les Palestiniens vers la plage de Ghaza, dans une nouvelle tentative de les contraindre à partir par voie maritime et abandonner leurs terres, une telle tentative ayant déjà échoué auparavant quand les vagues ont balayé la digue mise en place dans ce but par les Etats-Unis. L’entité sioniste utilise également l’arme de la faim et la destruction des conditions humanitaires de vie en bombardant les centres de l’UNRWA (Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens), les abris, en coupant l’eau, en empêchant les soins,… Tout cela, avec l’appui des Etats-Unis et de pays occidentaux et la complicité de fait des pays arabes et musulmans qui se contentent de dénonciations contenues dans des déclarations au terme des Sommets qu’ils tiennent « en urgence », sans prendre de mesures concrètes pour protéger les Palestiniens soumis au génocide. En outre, l’entité sioniste est indifférente à la condamnation arabe et internationale. Son armée continue de tuer. Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, les avions de guerre sionistes ont ciblé, hier, une clinique (UNRWA), au nord de la bande de Ghaza, abritant des déplacés dans le camp de Jabalia, au nord de l’enclave, provoquant le martyre de 19 personnes dont des enfants et des femmes, et la blessure de dizaines d’autres, ainsi qu’un incendie dans le bâtiment. Plus tôt, Wafa citant la Défense civile, a rapporté que 15 Palestiniens, dont des enfants, sont tombés en martyrs mercredi matin lors de violents bombardements de l’armée d’occupation sioniste d’une maison abritant des personnes déplacées dans le centre de Khan Younes, dans le sud de Ghaza. Hier, le ministère de la Santé de Ghaza a rapporté que le bilan de l’agression sioniste sur la bande de Ghaza s’élève à 50 423 martyrs et 114 638 blessés depuis le 7 octobre 2023. Le bilan depuis la reprise des opérations militaires sionistes et de la guerre d’extermination le 18 mars 2025 a atteint 1 066 martyrs et 2 597 blessés, selon la même source. Le ministère a confirmé qu’un certain nombre de victimes se trouvent encore sous les décombres et dans les rues, où les équipes d’ambulance et de la Protection civile rencontrent d’énormes difficultés pour les atteindre en raison des bombardements en cours. De son côté, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a annoncé qu’au moins 322 enfants ont été tués et 609 autres blessés dans la bande de Ghaza en 10 jours. Quant à l’Institut Watson pour les affaires internationales et publiques de l’Université Brown, aux États-Unis a révélé que la guerre génocidaire de l’entité sioniste dans la bande de Ghaza est le pire conflit jamais vécu par les journalistes.
M’hamed Rebah