Le ministre de l’Éducation nationale, Abdelhakim Belabed, a indiqué que la nouvelle mouture du statut particulier des fonctionnaires relevant des corps spécifiques de l’éducation nationale, prévoit notamment « l’amélioration du classement des enseignants dans les trois paliers », « la réduction du volume horaire », et l’«exemption des enseignants du primaire des tâches non pédagogiques » pour qu’ils puissent se consacrer à leur mission éducative, à travers « l’enseignement de l’éducation civique par des spécialistes », outre « l’intégration de plus de 45 000 superviseurs de l’éducation dans le primaire ». Cette nouvelle mouture apportera de nombreux acquis pour les enseignants, a t-il assuré, soutenant que l’école va bien et qu’elle avance à grands pas et avec stratégie, dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président de la République. Elle exige, également, la fédération des efforts et le concours de tout un chacun, en vue de la promotion de l’éducation, a-t-il ajouté. Belabed a rappelé le processus de révision de cette loi, en passant par les rencontres consultatives et de coordination avec toutes les parties concernées, dont les syndicats du secteur de l’éducation, avant la présentation du projet de loi devant le Conseil ministériel, soulignant « l’attachement profond du président de la République pour l’intérêt de l’enseignant éducateur, au point où il a instruit de la nécessité d’y introduire d’autres mesures, ce qui a été fait ».
« Plus d’un demi million d’élèves de tamazight »
Par ailleurs, Belabed a fait savoir que le nombre d’élèves étudiant la langue Tamazight a dépassé le demi-million dans les trois paliers scolaires du pays. « Le nombre d’élèves étudiant tamazight, à l’échelle nationale, est de plus de 500 000 dans les trois paliers éducatifs, et nous œuvrons, en coordination avec le Haut commissariat à l’amazighité (HCA), à l’encouragement et à la généralisation de l’enseignement de cette langue à la totalité des établissements scolaires », a indiqué le ministre. Il a aussi affirmé que le Premier ministre assure personnellement le suivi de la généralisation de l’enseignement de cette matière, qui a son poids et sa valeur dans le système éducatif algérien, car c’est une matière dédiée à l’histoire, à l’identité et au patrimoine. « Nous avons donné toutes les instructions et orientations nécessaires pour une réponse positive et pour une prise en charge rapide de son enseignement, à chaque fois que des élèves expriment leur vœux d’étudier cette langue, ne serait-ce qu’un seul élève qui en exprime le vœu », a-t-il assuré.
Ania Nch
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