Accueil À LA UNE SIFI GHRIEB, PREMIER MINISTRE PAR INTÉRIM : L’homme de la rentrée sociale

SIFI GHRIEB, PREMIER MINISTRE PAR INTÉRIM : L’homme de la rentrée sociale

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En le regardant, à la Télévision nationale, marcher à vive allure sur le tapis rouge menant vers son bureau au sein du palais Dr Saadane, Ghrieb semble débordé d’énergie et enthousiaste à l’idée d’entamer sa mission. A commencer par préparer la rentrée sociale.
Nommé ce jeudi par le président Abdelmadjid Tebboune en tant que premier ministre par intérim, Sifi Ghrieb a pris, dans l’après-midi, ses fonctions au palais du Gouvernement en succédant, ainsi, à Nadir Larbaoui. Après la traditionnelle cérémonie de passation de pouvoirs, Ghrieb, qui cumule les fonctions de ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique – il reste en poste à l’heure où nous mettions sous presse -donne l’impression d’être impatient de commencer son travail à la tête de l’Exécutif. En plus d’avoir, semble-t-il, la pleine conscience de la lourde mission que lui a confiée le président de la République. Ghrieb l’a, sans langue de bois, mais à demi-mot quand même, dit, lors de la conférence de presse conjointe qu’il a animée avec son désormais prédécesseur, Nadir Larbaoui. Deuxième chose à relever dans les premiers mots du Premier ministre, les grands dossiers sur lesquels il va travailler et coordonner l’action du Gouvernement. « Nous avons beaucoup de travail devant nous, notamment avec la rentrée sociale », a-t-il confié, s’engageant à « travailler sans relâche à la concrétisation du programme du président de la République et de l’ensemble des projets qui, sans nul doute, apporteront un véritable plus à l’économie nationale ». Voilà qui mérite d’être souligné en gras : rentrée sociale et économie nationale.
Ghrieb est ainsi appelé à commencer par le commencement. Premièrement, attaquer le dossier urgent. Notamment la rentrée sociale qui arrive à pas de géants. Sur ce, il ne tardera pas à faire son baptême du feu. Le jour même de sa nomination, en effet, il a assisté à la première réunion de travail présidée par Tebboune au palais d’El-Mouradia. Notamment, celle qui a traité de l’approvisionnement régulier du marché national en produits de première nécessité et à la lutte contre les spéculateurs. Un premier test pour Ghrieb qui a dû, lors de cette réunion de haut niveau, prendre la mesure de ses nouvelles, mais surtout lourdes responsabilités. Que d’organiser, de manager et de coordonner l’équipe du Gouvernement, pour assurer une rentrée sociale paisible. Dans ce tas de dossiers qui l’attendent dans son bureau, il y a surtout l’urgence du moment. Il s’agit du renouvellement du parc d’autobus national avec l’importation attendue de 10 000 bus neufs. Une opération qui, faut-il le préciser, était confiée au ministère de l’Industrie. Ghrieb prendra-t-il en charge ce dossier avec sa double casquette ? On le saura incessamment.
Deuxièmement, en tant que responsable qui a fait ses preuves dans le secteur industriel, aussi bien en tant que ministre que dirigeant à la tête ou au sein d’entités économiques, Ghrieb dispose de tous les atouts pour booster la machine industrielle. Les enjeux sur le plan économique sont d’une importance capitale. L’Algérie qui aspire à devenir une économie émergente à l’horizon 2027 doit, peut-être, aller plus vite que prévu. Dans ce sens, Ghrieb aura en face de lui de grands dossiers à booster, à lancer ou à relancer, concernant une industrie lourde dont les résultats constituent une rampe de lancement pour notre économie.
Farid Guellil

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