Le dossier du Sahara occidental est revenu au premier plan de l’agenda international à l’occasion de la réunion annuelle du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, avec les hauts responsables de l’Organisation et ses envoyés spéciaux. Ces rencontres se sont tenues à Genève du 18 au 20 janvier courant, dans un contexte marqué par une intensification des efforts diplomatiques visant à sortir de l’impasse qui caractérise ce conflit de nature coloniale depuis plusieurs décennies.
Selon le site officiel des Nations unies, ces réunions ont vu la participation de l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, ainsi que du chef de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), Alexander Ivanko, aux côtés de plusieurs responsables onusiens. Les échanges s’inscrivent dans le cadre d’une évaluation globale des opérations de maintien de la paix et des processus de médiation dans les conflits prolongés. D’après des sources médiatiques sahraouies, ce rendez-vous périodique constitue une occasion de confronter les points de vue sur les questions de paix et de sécurité internationales, d’examiner l’efficacité des missions onusiennes et de suivre l’évolution des efforts de médiation dans les conflits de longue durée.
Des sources diplomatiques à Genève indiquent que cette dynamique s’inscrit dans un mouvement diplomatique international soutenu, marqué par une série de consultations préparatoires visant à relancer un processus de négociation au point mort. Ce processus devrait inclure les deux parties directement concernées par le conflit, à savoir le Front Polisario, reconnu comme le représentant légitime et unique du peuple sahraoui, et le Maroc, considéré comme puissance occupante. Toutefois, selon plusieurs observateurs, cette mobilisation internationale se heurte à l’intransigeance du Maroc et à sa volonté d’imposer le fait accompli, notamment à travers son refus persistant de s’engager dans un processus sérieux permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination, tel que consacré par les résolutions des Nations unies et les avis de la Cour internationale de Justice.
Face à cette politique de blocage, le Front Polisario a réaffirmé sa disponibilité à participer à toute négociation crédible et sérieuse, y voyant la traduction de son attachement à une solution pacifique. Cette participation reste toutefois conditionnée par le respect des décisions de la légalité internationale et par la garantie de l’exercice du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination à travers un mécanisme démocratique, libre et transparent. Le Front Polisario a également souligné que tout processus politique crédible doit impérativement s’appuyer sur les résolutions pertinentes des Nations unies et s’inscrire dans un cadre garantissant une solution juste, durable et mutuellement acceptable, conformément aux principes du droit international.
M. Seghilani












































