Les députés des deux chambres du parlement, réunis mercredi dernier en congrès extraordinaire au Palais des nations, ont approuvé à la majorité le projet d’amendement technique de la Constitution de 2020.
Dans le détail, les 12 amendements proposés ont été validés, avec 542 voix pour, correspondant à l’ensemble des présents et des procurations (500 présents et 42 procurations), dépassant largement le quorum requis fixé aux trois quarts des membres du Parlement, soit 436 voix. Ce vote marque une étape importante dans la construction institutionnelle en Algérie, même si les changements introduits demeurent essentiellement techniques. A cette occasion, le président du Conseil de la nation, Azzouz Nasri, a salué «l’initiative de cette réforme et les efforts constants déployés pour moderniser l’État». Il a indiqué que «ces réformes profondes ont redessiné les contours de l’État moderne et consolidé ses fondements sur des bases de bonne gouvernance et d’efficacité», soulignant qu’elles constituent «un tournant décisif dans la construction d’un État des institutions». Pour lui, «la révision constitutionnelle de 2020 a offert un cadre solide pour organiser la vie politique, renforcer l’équilibre des pouvoirs et élargir les libertés», estimant qu’elle traduit «une volonté politique claire de moderniser les institutions et de les adapter aux exigences actuelles». Et d’ajouter que «le président de la République incarne aujourd’hui une nouvelle phase fondée sur une réforme progressive et une construction durable», affirmant que «cette vision ouvre des perspectives prometteuses pour les générations futures». Sur le plan économique, Nasri a relevé que «l’Algérie a engagé une véritable dynamique de diversification des sources de revenus et de soutien à l’investissement», ajoutant que «les grands projets structurants dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie et des infrastructures renforcent la souveraineté économique». Il a également rappelé l’importance des travaux de la commission parlementaire et l’implication des services administratifs qui ont contribué au succès de ce processus, leur adressant «ses remerciements pour leur engagement et leur professionnalisme». Pour conclure, le président du Conseil de la nation a insisté sur le fait que «cette révision technique marque le début d’une nouvelle étape vers des institutions plus cohérentes et plus solides», précisant que «la consolidation de l’État passe par le renforcement de ses institutions».
Ania N.















































