Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a insisté lundi à Tunis sur l’importance de la tenue d’une nouvelle session du Mécanisme tripartite des pays voisins (Algérie, Tunisie et Égypte) afin d’examiner les derniers développements de la crise libyenne.
Dans une déclaration à la presse à l’issue de son audience avec le président tunisien, Kaïs Saïed, Attaf a souligné que cette initiative s’inscrit dans la volonté commune du président Abdelmadjid Tebboune et de son homologue tunisien de consolider les relations algéro-tunisiennes et de préserver la sécurité et la stabilité de leur voisinage commun. Il a précisé que la relance de ce mécanisme, après les réunions tenues au Caire et à Alger, vise à parler d’une seule voix pour mettre un terme à une crise qui perdure depuis trop longtemps. « Notre objectif est d’apporter un soutien sincère à nos frères libyens afin de les aider à dépasser leurs divergences, à unifier leur parole et à parvenir à un règlement politique durable », a déclaré le chef de la diplomatie algérienne. Il a rappelé que l’Algérie, la Tunisie et l’Égypte sont les pays les plus directement exposés aux répercussions de la crise libyenne et les plus concernés par la préservation de la souveraineté et de l’unité territoriale de la Libye. Attaf a salué l’initiative de la Tunisie d’accueillir cette réunion, à laquelle participera également la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en Libye. Il a réaffirmé la conviction de l’Algérie selon laquelle la sécurité de la Libye est indissociable de celle des pays voisins et de la stabilité de l’ensemble de la région. À ce titre, il a appelé à favoriser une solution politique portée par les Libyens eux-mêmes, à l’abri des ingérences étrangères et des polarisations qui entravent l’aboutissement d’un accord.
M. Seghilani












































