La ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou a souligné, à Alger « l’importance de la formation des acteurs du secteur environnemental ainsi que des collectivités locales dans le cadre du Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNA) », affirmant que ce plan en cours d’élaboration sous la supervision du ministère avec l’implication de plusieurs secteurs, contribuera à renforcer les capacités nationales en la matière. Lors d’une visite de travail au siège de l’Office national de la météorologie (ONM), la ministre a déclaré que « ce plan repose sur plusieurs dimensions, à savoir économiques, sociales et écologiques, ce qui requiert l’implication des acteurs locaux, des collectivités locales et de la société civile en vue de sa mise en œuvre sur le terrain ». Elle a, en outre, souligné que « le plan s’appuie sur une large coordination regroupant les secteurs de l’agriculture, les ressources hydriques, de l’énergie, de l’enseignement supérieur, de la santé et de l’habitat, dans le cadre des travaux du Comité national Climat (CNC), en coordination avec le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, ainsi qu’avec la Délégation nationale aux risques majeurs ».
Des sessions de formation dans 28 wilayas
Dans le cadre de ce projet, le ministère a lancé, au début du mois courant, des sessions de formation afin de renforcer les compétences des acteurs locaux, des collectivités locales et de la société civile, a fait savoir la ministre, précisant que « ces formations couvrent, dans une première phase, 28 wilayas dans le but de consolider les connaissances et les capacités liées aux mécanismes d’adaptation aux changements climatiques. À cette occasion, la ministre a mis en avant « le rôle central de l’ONM, en tant qu’instrument fondamental de soutien et d’orientation des politiques nationales en matière d’adaptation aux changements climatiques, compte tenu des moyens humains et matériels dont il dispose, notamment le réseau national de surveillance, composé de 85 stations pour l’observation en temps réel des conditions météorologiques et climatiques, contribuant ainsi à l’alerte précoce et à la gestion des risques en temps opportun. De son côté, Samir Grimes, expert chargé de l’élaboration du PNA, a affirmé que « ce document en cours d’élaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la contribution d’une équipe d’experts algériens représentant plusieurs domaines, vise à renforcer les capacités nationales en matière de protection du climat tout en développant la coordination entre les différents secteurs ». Selon l’expert, « le plan prévoit également l’ingénierie financière pour l’adaptation aux changements climatiques », soulignant que « le coût financier de la mise en œuvre des mécanismes d’adaptation permet d’éviter à l’Etat des charges exorbitantes liées aux changements climatiques et environnementaux et aux risques qui en découlent ». À cet égard, M. Grimes a rappelé que « l’Algérie avait pris plusieurs mesures et mis en œuvre de nombreux projets pour assurer sa sécurité environnementale, tels que le programme national de dessalement de l’eau de mer et la réhabilitation du Barrage Vert selon une approche environnementale, économique et sociale, ainsi que le développement de l’agriculture saharienne et des énergies renouvelables ».
L.Z.
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