C’est aujourd’hui que s’ouvre le deuxième sommet Russie-Afrique, à Saint-Pétersbourg, qui sera consacré durant deux jours à un éventail de sujets inscrits à l’ordre du jour, élaboré par les deux parties, en vue d’inclure les questions prioritaires autant pour l’Afrique que pour la Fédération de Russie, dont son président a commencé, depuis hier, à accueillir ses invités, les dirigeants de notre continent, dans la majorité ont fait le déplacement. Si les observateurs des relations entre la Russie et l’Afrique, sur les plans bilatérale entre Moscou et des capitales africaines et multilatérale notamment avec l’Union africaine, ont indiqué que le Sommet Russie-Afrique, de Saint-Pétersbourg, sera différent et de portée davantage significative, pour les deux parties, de celui lors de sa première édition tenue à Sotchi. Sa tenue intervient, en effet, dans un contexte davantage marqué, par l’affirmation d’un monde multipolaire et une dynamique politico-institutionnelle africaine visant à dégager des voies et des réponses africaines aux attentes , dans la teneur et la nature, dans sa coopération et ses relations, avec le monde et les institutions internationales. C’est dans le sillage d’une relation qui se veut de portée stratégique au profit des deux parties, notamment en matière de coopération, dans les différents secteurs économiques, le transfert de technologie et des connaissances ainsi que l’accompagnement du développement socio-économique, sur le continent, aura sa part de lion, avec, l’inscription d’un éventail de sujets au sommet de Saint-Pétersbourg, dont la coopération humanitaire. Hier, le locataire du Kremlin, le président russe, Vladimir Poutine, a dans un message de bienvenue, aux dirigeants africains, à l’occasion de l’arrivée, depuis hier, de certains présidents , en Russie, que la coopération russo-africaine a atteint un « nouveau niveau » sans manquer de mettre en avant «le rôle important » du continent africain dans le nouvel ordre mondial qui s’affirme de jour en jour, ces dernières années. Déclarant dans le dit message, publié, hier par le Kremlin qu’ « aujourd’hui, l’Afrique s’affirme de plus en plus avec confiance comme l’un des pôles du monde multipolaire qui est en train de naître », la même source poursuit qu’ «ici, les changements positifs s’accélèrent, quant à la production et l’agriculture, dans les secteurs du transport et de l’énergie, des soins de santé et de l’éducation », indique Poutine dans son message. L’ouverture aujourd’hui du Sommet Russie -Afrique, sera par le discours du locataire du Kremlin, qui aura des entretiens avec chacun des 17 chefs d’États présents, à Saint-Pétersbourg. Il est à rappeler que dans le sillage des sanctions des pays occidentaux contre Moscou, en raison de la guerre en Ukraine, le marché mondial des céréales a fortement été impacté, non sans conséquences très difficiles pour de nombreux pays africains, dont les plus pauvres. Avant-hier, mardi, Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité russe, lors d’une réunion des BRICS, dans la capitale sud-africaine a déclaré vouloir attirer l’attention sur « le fait qu’en dépit de toutes les difficultés créées par l’Occident, plus de 12 millions de tonnes de céréales ont été envoyées de Russie en Afrique » a-t-il affirmé, la veille de la tenue aujourd’hui, du sommet Russie-Afrique. Avec l’échec du renouvellement de l’accord céréalier, un haut responsable russe avait de son côté indiqué, lundi dernier, que le Sommet de Saint-Pétersbourg, verra des discussions sur, « la création de corridors logistiques et de hubs pour l’approvisionnement du continent africain en céréales et engrais russes », assurant que Moscou « proposera aux pays africains des solutions aux problèmes alimentaires » en raison de la fin de l’accord céréalier d’Istanbul. De son côté l’ambassadeur itinérant russe qui préside le secrétariat du sommet Russie-Afrique, Oleg Ozerov indiquant à la presse que « des discussions sur la sécurité alimentaire et la stabilité du marché des engrais » rythmera les travaux du Sommet de Saint-Pétersbourg, il a fait savoir que son pays « proposera à ses partenaires africains des solutions aux problèmes alimentaires » . Poursuivant il dira que « nous devons aller dans cette direction et ce sera l’un des sujets de discussion (dans le cadre du sommet :NDLR) », citant entre autres «la création de couloirs logistiques, de hubs non seulement pour la fourniture de nourriture et d’engrais », mais aussi poursuit-il « pour tout autre produit fabriqué en Russie. C’est une manière naturelle et correcte de développer nos relations à long terme, tournées vers l’avenir », a indiqué Oleg Ozerov, la veille du début des travaux de la deuxième Édition du Sommet Russie-Afrique qu’abrite aujourd’hui, Saint-Pétersbourg. Il sera question lors de rendez-vous russo-africain, d’un forum économique et humanitaire Russie-Afrique, qui verra en marge de ses travaux, une exposition des systèmes de défense antiaérienne à moyenne et courte portée présentés par le consortium de défense russe Almaz-Antei , comme annoncé, mardi par le service de presse de l’entreprise. Outre les représentants de la majorité des plus hauts responsables des pays africains à Saint-Petersbourg, seront notamment au rendez-vous Russie Afrique, des associations régionales et sous-régionales et notamment les hauts responsables de l’Union africaine (UA) avaient indiqué, le chef du secrétariat du Forum du partenariat Russie-Afrique, Oleg Ozerov, avant d’ajouter que parmi les principaux thèmes qui seront abordés, il citera « le nucléaire civil, les technologies spatiales, les nouvelles routes logistiques et la souveraineté alimentaire » a-t-il précisé.
Karima Bennour
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