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OCHA PRÉVIENT : La fermeture des passages menace la survie des habitants à Ghaza

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Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a mis en garde contre les répercussions directes de l’agression américano-israélienne contre l’Iran sur la situation humanitaire dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie occupée, dans un contexte marqué par la fermeture totale des points de passage, y compris le poste-frontière de Rafah avec l’Égypte, et par un durcissement des restrictions sur la circulation et l’acheminement des approvisionnements.
Dans un communiqué publié mardi, l’OCHA a indiqué que la rotation du personnel onusien à Ghaza avait été reportée, entraînant la suspension des évacuations médicales et du retour de certains habitants, malgré les efforts déployés pour maintenir un flux minimal d’aide humanitaire. L’agence onusienne a averti que la poursuite du blocus complet menace d’interrompre totalement les livraisons essentielles. La diminution des stocks de carburant a contraint les autorités humanitaires à rationner leur utilisation, ce qui a affecté le fonctionnement des boulangeries, des hôpitaux et des stations de dessalement de l’eau, en plus de la suspension des services de collecte des déchets dans plusieurs zones. Selon le communiqué, certaines régions de Ghaza ne reçoivent qu’environ deux litres d’eau potable par personne et par jour, tandis que les prix des produits de première nécessité commencent à augmenter. En Cisjordanie, l’OCHA a précisé que la fermeture de la majorité des barrages a entravé la liberté de mouvement des Palestiniens, affectant leurs moyens de subsistance et leur accès aux services de base, tout en perturbant les opérations humanitaires. L’agence a appelé à la protection des civils et à la garantie de l’entrée et de la circulation sans entrave de l’aide humanitaire, conformément aux dispositions du droit international humanitaire. Dimanche dernier, l’« Unité de coordination des activités gouvernementales israéliennes dans les territoires » a annoncé la fermeture de plusieurs points de passage, dont celui de Rafah, accentuant l’isolement de Ghaza et alourdissant la pression sur une population déjà confrontée à des conditions de vie extrêmement dégradées. Cette décision s’inscrit dans le contexte des conséquences de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran et de la riposte iranienne, élargissant ainsi l’impact de l’escalade régionale sur la situation humanitaire dans les territoires palestiniens. Par ailleurs, le coordinateur des activités du gouvernement israélien dans les territoires palestiniens occupés avait indiqué auparavant que le point de passage de Kerem Shalom devait être rouvert progressivement à partir de mardi afin de permettre l’entrée de l’aide humanitaire à Ghaza. De son côté, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a exhorté Israël à rouvrir les passages frontaliers avec Ghaza pour autoriser l’acheminement de l’aide vers le territoire ravagé après plus de deux ans de guerre. Son porte-parole, Stéphane Dujarric, a souligné la nécessité de « rouvrir tous les points de passage dans les plus brefs délais », indiquant que les partenaires humanitaires ont été contraints ces derniers jours de rationner le carburant et de donner la priorité aux opérations de sauvetage, mais avec des capacités très limitées en raison de la pénurie des stocks locaux. Il a ajouté que certaines réserves existent encore à Ghaza, mais que « lorsque les portes se ferment, nous faisons tout notre possible pour économiser ce qui reste ». Parmi les points de passage fermés depuis samedi figure Rafah, seul lien direct des habitants de Ghaza avec le monde extérieur sans passer par Israël. Celui-ci avait été partiellement rouvert le 2 février pour permettre le passage d’un nombre restreint de blessés et de personnes, après près de deux ans de contrôle sioniste. Quant au point de passage de Kerem Shalom, il constitue l’unique voie d’entrée des marchandises et de l’aide humanitaire vers Ghaza. Sa fermeture aggrave une situation déjà critique, alors qu’environ 1,9 million de déplacés sur une population de 2,4 millions vivent sous des tentes de fortune dépourvues du minimum vital, après la destruction massive de leurs habitations durant la guerre.
M.S.

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