Neuf personnes ont été martyrisées dans une série de frappes aériennes menées par l’entité sioniste sur le Sud-Liban et la banlieue sud de la capitale, Beyrouth. Une attaque menée par un drone israélien sur une moto, sur la route de Qadmous au nord de Tyr, a fait deux morts, sans détails supplémentaires. Dans la ville de Marjeyoun, une autre frappe sur le carrefour de Maarka, dans la ville de Tyr, a entraîné la mort de cinq personnes, dont deux femmes, et l’un des corps a été retiré des décombres. À Ain Baal, dans le district de Tyr, un raid aérien sur un domicile a causé la mort de deux personnes et blessé une autre. Un citoyen a également été blessé en passant sur les lieux, alors que les équipes de secours poursuivent les opérations de recherche. Des frappes israéliennes ont également touché Qana al-Jalil, faisant deux blessés, dont un dans un état grave, ainsi que les localités de Sarifa et Shuhabiyya dans le district de Tyr. Par ailleurs, le Sud-Liban a été visé par des frappes aériennes sur les localités d’Ansar et ses environs, ciblant notamment la zone d’Ain Saïgh et un immeuble résidentiel sur la route Ansar – Babbiliya. Dans la banlieue sud de Beyrouth, des raids ont touché les quartiers de Madi et Al-Jamous, la station-service Al-Amana ainsi que les zones de Tahwita Al-Ghadeer et Sainte-Thérèse. L’Agence a précisé qu’un drone israélien évoluait à basse altitude dans le ciel de la banlieue. Face à ces attaques, le ministre libanais de la Santé, Rakkan Nasser Al-Dine, a annoncé que le Liban comptait saisir les instances internationales compétentes pour déposer une plainte officielle contre les agressions israéliennes ciblant le secteur sanitaire. Le ministère travaille actuellement à la documentation de ces violations afin de prendre les mesures légales nécessaires au niveau international, insistant sur la nécessité de tenir les responsables pour compte. Il a rappelé que la cible des infrastructures médicales constitue une violation flagrante des conventions internationales garantissant la protection des établissements de santé et de leur personnel, tout en affectant directement la capacité du système de santé à servir la population.
Offensive diplomatique pour protéger le patrimoine culturel
Parallèlement, le Liban a renforcé la protection de son patrimoine culturel auprès de l’UNESCO. 39 nouveaux sites ont été inscrits sous protection renforcée, portant le total à 73, un record mondial.
Cette démarche vise à limiter les destructions et à ouvrir la voie à d’éventuelles poursuites pour crimes de guerre en cas de frappes. Du Nord au Sud du pays, de Tyr à Tripoli, en passant par Saïda, Baalbek et Byblos, c’est l’ensemble de la mémoire libanaise qui est menacée. Sites archéologiques, centres historiques, musées et lieux de culte bénéficient désormais d’une reconnaissance internationale, symbolisée par le bouclier bleu, garantissant leur valeur universelle.
Outre la protection juridique, le Liban reçoit un soutien pour sécuriser les sites, documenter les dégâts et appuyer les équipes locales. Un suivi satellitaire permet de mesurer en temps réel l’impact des bombardements, avec déjà des dommages confirmés, notamment à Tyr. Beyrouth insiste sur l’importance de préserver la mémoire et l’identité culturelle du pays, en protégeant des lieux emblématiques comme la Bibliothèque nationale du Liban ou le musée Sursock. Si les frappes se poursuivent, l’inscription de ces sites rappelle qu’ils appartiennent aussi à l’humanité, et que leur destruction engagerait des responsabilités internationales.
M. Seghilani













































