L’élaboration de la Stratégie nationale de l’investissement a été lancée, ce mardi, à la faveur de la première session du Conseil national de l’investissement (CNI) présidée par le Premier ministre, Sifi Ghrieb.
Il s’agit de définir les orientations et priorités de l’action publique en matière d’attractivité, de promotion et d’orientation de l’investissement à moyen et long termes. L’information est donnée par un communiqué des services du Premier ministre qui a précisé que la première session du CNI s’inscrit dans le cadre des dispositions de la loi relative à l’investissement, et a été consacrée à l’évaluation du dispositif national de promotion de l’investissement en vue d’en renforcer l’efficacité. À cette occasion, rapporte la même source, le Conseil a examiné l’état de mise en œuvre des dispositions législatives encadrant ce dispositif, de même que les mesures destinées à l’améliorer, notamment à travers une meilleure prise en charge des attentes des investisseurs. C’est la loi sur l’investissement (article 16) qui a institué le CNI ainsi que l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) comme organes chargés de l’investissement. Le rôle premier fixé par la loi au CNI est de proposer la stratégie de l’État en matière d’investissement, de veiller à sa cohérence globale et d’en évaluer la mise en œuvre. Il élabore un rapport annuel d’évaluation qu’il adresse au Président de la République. Le but de toute cette démarche est d’instaurer un climat d’investissement sûr et stable à même de maintenir et de renforcer la confiance des investisseurs nationaux et étrangers qui veulent réaliser leurs projets en Algérie sachant que la stabilité juridique a un impact direct sur la stimulation de l’investissement. Pour rappel, la promulgation de la loi sur l’investissement a été accompagnée de l’ensemble de ses textes d’application en une seule fois. Cela a permis d’assurer la stabilité de l’arsenal législatif, suscitant ainsi l’intérêt international pour l’exploration des opportunités d’investissement disponibles. Il y a un peu plus de deux mois, lors d’une Journée d’information, organisée par l’Agence Algérie Presse Service (APS) et l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), sur le rôle des médias nationaux dans la promotion de l’investissement et le renforcement de l’attractivité de l’économie nationale, le Directeur général de l’AAPI, Omar Rekkache, a donné des chiffres significatifs de l’effet produit par la loi sur l’investissement : le nombre de projets enregistrés via les guichets uniques décentralisés et le guichet unique des grands projets et des investissements étrangers, entre le 1er novembre 2022 (date de l’entrée en activité de l’Agence) et le 21 décembre 2025, s’élève à 19.054 projets déclarés, pour une valeur totale de 8.242 milliards de DA, lesquels devraient créer plus de 470.000 emplois. Ce bilan, avait-il commenté, « témoigne de la confiance des opérateurs économiques nationaux et étrangers dans les profondes réformes initiées par le président Abdelmadjid Tebboune, en matière d’investissement. C’est la preuve, avait-il ajouté, que l’Algérie est ouverte aux projets productifs dans divers secteurs, à travers toutes les wilayas, au service d’un développement régional équilibré et de la création d’emplois, auxquels le président de la République accorde une attention particulière. Omar Rekkache a réaffirmé l’engagement de l’AAPI à « poursuivre l’accompagnement des investisseurs » et à « œuvrer pour transformer ces projets en réalisations concrètes, renforçant ainsi la souveraineté économique et soutenant une croissance durable », soulignant, à cet égard, que le suivi des projets a montré que leur taux de démarrage effectif avait atteint des « niveaux très satisfaisants ». Il avait situé le défi dans la transition réelle vers « une économie de projets concrets sur le terrain et la libération de l’initiative, passant d’une logique d’obstacles à une logique de décision et de réalisation ».
M. R.
















































