Accueil À LA UNE MASSACRE SIONISTE À RAFAH : Inadmissible complicité américaine

MASSACRE SIONISTE À RAFAH : Inadmissible complicité américaine

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À la demande de l’Algérie, le Conseil de sécurité de l’ONU devait tenir, hier soir, une réunion de consultation urgente à huis-clos consacrée à la situation à Rafah en vue de discuter du meilleur moyen de riposte par le Conseil.
Cette demande est intervenue suite aux développements dangereux dans les territoires palestiniens occupés, après l’attaque menée par l’occupant sioniste contre les camps de déplacés à Rafah qui a fait des dizaines de morts en bombardant les tentes de personnes déplacées installées dans les entrepôts de l’UNRWA. Il ne fait aucun doute que les États-Unis, qui ont le droit de véto au Conseil de sécurité, viennent, encore une fois, au secours de leur  instrument au Moyen-Orient, l’entité sioniste, qui se trouve depuis plusieurs mois isolée de la communauté internationale, comme le prouvent les multiples manifestations qui condamnent son agression génocidaire contre la population palestinienne à Ghaza qui se poursuit depuis huit mois. Lundi, en fin d’après-midi, une foule immense a manifesté à Paris, à quelques centaines de mètres de l’ambassade de l’entité sioniste,  contre les bombardements à Rafah qui ont fait, selon le ministère palestinien de la Santé, au moins 45 morts dans la nuit de dimanche à lundi. Hier, la ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a dénoncé, dans un communiqué publié sur la plateforme de médias sociaux X, le massacre perpétré par l’armée de l’occupation sioniste à Rafah, appelant à un cessez-le-feu immédiat dans l’enclave palestinienne. Hier également, la même condamnation de l’entité sioniste est venue du gouvernement des Maldives. Il a appelé l’entité sioniste à respecter la décision de la Cour internationale de justice (CIJ) du 24 mai dernier qui lui a ordonné de stopper « immédiatement » son agression contre Rafah, ainsi que les décisions de justices antérieures. « Le gouvernement et le peuple des Maldives resteront fortement solidaires du peuple palestinien et réitèreront leur ferme soutien au droit légitime de la Palestine à établir son État, à travers la création d’un État palestinien indépendant et souverain sur la base des frontières d’avant 1967, et sa capitale El-Qods-Est », a fait savoir un communiqué. Auparavant, dans un post publié lundi soir sur la plateforme X, le président du Conseil européen, Charles Michel, a appelé l’entité sioniste à « respecter pleinement » la CIJ et à mettre immédiatement un terme à son offensive militaire à Rafah, à la suite du massacre commis dimanche soir contre un camp de déplacés palestiniens. Lundi, également, dans un message publié sur « X», le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a condamné l’occupation israélienne qui a tué des dizaines de civils dans la ville de Rafah. Idem pour le responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, Josep Borrell, qui a souligné que ces attaques « doivent cesser immédiatement ». Le Parlement arabe a dénoncé le massacre « odieux » perpétré par l’occupation sioniste contre les civils palestiniens dans les camps de déplacés de Rafah, soulignant que l’occupation a violé toutes les lois, règles et résolutions internationales qui appellent à une cessation immédiate de l’agression contre cette ville du sud de la bande de Ghaza. Pour sa part, le mouvement palestinien de résistance, Hamas a souligné que le massacre de Rafah est une « tentative de vengeance » menée par l’occupation israélienne après son incapacité à affronter les factions de la résistance palestinienne qui continuent d’affronter les forces sionistes pénétrant dans la bande de Ghaza. Le dirigeant de Hamas, Oussama Hamdan, a tenu l’administration américaine entièrement responsable de ce qui s’est passé à Rafah et dans la bande de Ghaza, soulignant que les massacres sionistes « sapent les récits de l’occupation et de Washington concernant l’existence de zones sûres dans la bande ». Les déclarations condamnant le massacre commis par l’entité sioniste se sont poursuivies aux niveaux arabe et international, confirmant qu’il représente un défi et une violation de la décision de la CIJ, qui a ordonné à l’occupation de mettre fin à son agression contre Rafah.
M’hamed Rebah

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