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L’UA, L’OCI, LA LIGUE ARABE ET 52 PAYS ONT ÉTÉ ENTENDUS SUR LES CONSÉQUENCES JURIDIQUES DE L’OCCUPATION DE LA PALESTINE : L’entité sioniste accablée à la CIJ

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Les audiences publiques à la Cour internationale de justice CIJ sur les conséquences juridiques de la politique de l’occupant dans les territoires palestiniens. Des audiences boycottées par l’entité sioniste ont pris fin, hier, à La Haye avec l’intervention de six pays, à savoir la Turquie, la Zambie, l’Espagne, les Iles Fidji, les Maldives et les Comores, en plus de trois organisations, qui sont : l’Union africaine (UA), l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et la Ligue des Etats arabes. Durant ces six jours d’audiences qui ont débuté le 19 février dernier, des plaidoiries soumises par 52 pays ont été entendues. Une large participation et de nombreuses communications écrites qui reflètent une dynamique mondiale croissante pour garantir le respect du droit international dans le Territoire palestinien occupé. Cette action intervient suite à l’adoption, en décembre 2022 par l’Assemblée générale des Nations unies, de la résolution 247/77, qui demande un avis consultatif de la CIJ sur les violations sionistes des droits de l’Homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, y compris à El-Qods. Une occasion qui a permis aux participants d’examiner les pratiques et politiques d’Israël violant l’interdiction internationale de la discrimination raciale et constituant les crimes contre l’humanité d’apartheid et de persécution, et d’évaluer les responsabilités juridiques des autres pays et de l’ONU pour répondre aux violations du droit international découlant de l’occupation. Ces audiences ont été boycottées par l’entité sioniste confirmant ainsi son mépris des institutions internationales. Une absence qui a fait réagir le Mouvement de la résistance palestinienne Hamas. « Le boycott des audiences du tribunal par le gouvernement d’occupation terroriste confirme une fois de plus son mépris des institutions internationales et sa politique de tourner le dos aux résolutions et aux engagements internationaux », a écrit le Mouvement dans un message posté sur la plateforme Telegram. Le Mouvement a salué à l’occasion, les positions des pays participant aux sessions, qui ont, selon lui, confirmé les violations généralisées du droit international pratiquées par l’entité d’occupation terroriste contre le peuple palestinien et ses terres occupées, y compris les massacres et le génocide dans la bande de Ghaza, les violations, les meurtres et l’expansion des colonies en Cisjordanie occupée et à El Qods ».

LA PROVOCATION DE TROP DES EXTRÉMISTES JUIFS
Parallèlement au génocide qui s’opère à Ghaza, depuis le 07 octobre dernier, faisant des milliers de morts et de blessés parmi les Palestiniens, des femmes et des enfants pour la majorité, les colons israéliens appuyés par le Gouvernement de l’extrême droite de Benyamin Netanyahou, accentuent leurs provocations à l’encontre des lieux saints. Également pour la politique expansionniste sur les terres palestiniennes qui a monté en flèche ces dernières années avec le consentement de l’Exécutif. Hier encore, des dizaines de colons ont pris d’assaut l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, sous la protection de la police sioniste, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa. Selon cette source, les colons sionistes se sont introduits à Al-Aqsa du côté de la porte des Maghrébins, et ont mené des marches provocatrices dans ses esplanades et effectué des rituels talmudiques. Les forces de l’occupation ont également érigé une tour sur laquelle ils ont placé des caméras de surveillance et ont rénové les casernes militaires réparties sur le mur ouest d’Al-Aqsa, ajoute la même source, relevant que l’occupant sioniste vise à accroître la surveillance des fidèles Palestiniens à l’intérieur de la mosquée sainte, à l’approche du mois sacré du Ramadhan. Troisième site le plus saint de l’islam, la mosquée d’Al-Aqsa subit des actes de profanation au quotidien par les colons et agents de police sionistes. Ces actes visent à judaïser la ville d’El-Qods, imposer une nouvelle réalité et changer l’identité cultuelle et culturelle de la ville sainte.

SITUATION HUMANITAIRE INTENABLE À GHAZA
Pendant ce temps, les ghazaouis continuent de vivre dans des conditions intenables. L’acheminement des aides humanitaires qui arrivent au compte-goutte notamment pour le nord subissent toutes sortes de blocages et d’entraves de la part de l’entité sioniste dans ce qui s’apparente à une punition collective contre les civils palestiniens en utilisant la famine comme arme de guerre. Une situation encore aggravée par la fermeture de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) créé par une décision de l’Assemblée générale des Nations unies en 1949. 2,2 millions de personnes, soit l’immense majorité de la population, sont menacées d’une « famine de masse » faute d’approvisionnements suffisants en eau et nourriture, selon l’ONU. L’aide humanitaire qui entre par le terminal de Rafah à l’extrême sud de Ghaza, est soumise au feu vert de l’entité sioniste et son acheminement vers le nord est presque impossible en raison des destructions et des combats. Selon le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini, la famine peut encore être évitée dans l’enclave palestinienne de Ghaza si l’entité sioniste permet aux agences humanitaires d’y faire entrer plus d’aide. Ces restrictions imposées par l’occupant israélien sur l’arrivée des aides à Ghaza ont poussé la population ghazaouie à manger des feuilles, du fourrage pour le bétail, voire d’abattre des animaux de trait pour se nourrir, outre la mortalité infantile qui pourrait exploser dans le nord où un enfant de moins de deux ans sur six est victime de malnutrition aiguë, a alerté l’intervenant. Avant l’agression sioniste barbare en cours, environ 500 camions par jour entraient avec des denrées diverses dans la bande de Ghaza. Mais depuis le 7 octobre, ce nombre dépasse rarement les 200, malgré les énormes besoins encore plus pressants, l’économie et la production agricole ayant été ravagées par l’agression sioniste, selon l’ONU. La situation est particulièrement alarmante dans le nord de l’enclave, affirme le Programme alimentaire mondial (PAM), qui y a suspendu mardi la distribution de son aide, notamment en raison des tirs sionistes.
Brahim O.

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