Les participants à une table ronde de haut niveau organisée par le Conseil Atlantique, le Centre Stimson et l’Observatoire des risques géopolitiques de l’université Luiss sous le thème « l’Algérie, quel rôle pour le géant géopolitique », ont réaffirmé l’importance de l’Algérie en tant que partenaire fiable et pragmatique, ainsi qu’acteur central pour faire face aux nouveaux défis géopolitiques et énergétiques.
Les débats qui ont réuni de hauts fonctionnaires, des universitaires et des historiens des États-Unis et d’Italie, avec la participation de l’ambassadeur d’Algérie à Rome Mohamed Khelifi, ont permis d’engager une réflexion opportune et approfondie sur la position de l’Algérie dans le paysage mondial en mutation. Les participants estiment que l’Algérie est un acteur fiable dans un monde en pleine mutation en mesure d’avoir un rôle central pour influer sur les décisions majeures comme la mise en branle de négociations et de pourparlers pour parvenir à la paix dans le monde, par le règlement par les voies pacifiques de conflits, la stabilité dans la région d’Afrique du nord et le Maghreb, la lutte contre le terrorisme et la criminalité transcontinentale.
De nombreux observateurs estiment que lors de son mandat de membre non-permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Algérie avait introduit une nouvelle forme d’échanges diplomatiques qui ont permis à la délégation algérienne qui siégeait lors de la mandature de l’année dernière, de s’attirer le respect des grands du monde, détenteurs du droit de véto, de peser de tout son poids pour influer sur la formulation et la rédaction de certaines propositions et projets de résolution. D’ailleurs, certaines répliques, lors des débats, de l’ambassadeur de l’Algérie à l’ONU, Amar Bendjama, sont devenues aujourd’hui culte et de nombreux diplomates de pays étrangers s’en inspirent pour enrichir leurs laïus.
Son rôle au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU pour l’arrêt de l’agression génocidaire sioniste contre les palestiniens de Ghaza et la Cisjordanie, ses initiatives de médiation pour l’arrêt du conflit russo-ukrainien, son statut de modèle de la lutte contre le terrorisme en Afrique ont été rappelés par les participants à la table ronde, parmi lesquels l’ambassadeur d’Algérie aux Etats-Unis, Sabri Boukadoum. Le choc énergétique ressenti par l’Europe après le déclenchement du conflit en Ukraine et les sanctions européennes et américaines contre la Russie ont permis à l’Algérie de s’installer comme puissance agissante qui a permis d’adoucir les effets du choc sur l’économie mondiale et à maintenir à un niveau équitable les équilibres énergétiques mondiaux en assurant l’approvisionnement de l’Europe.
D’ailleurs ce rôle pourrait prendre de l’importance et devenir capital quand le gazoduc TSGP qui reliera le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie entrera en phase d’exploitation. Les participants à cette table ronde prédisent à l’avenir à l’Algérie un rôle stratégique et pragmatique dans la recherche de la stabilité régionale, de la résolution des conflits en Afrique et dans le monde et dans le renforcement de la sécurité énergétique mondiale.
Slimane B.










































