Accueil CULTURE L’écrivain péruvien Alfredo Bryce Echenique est mort à 87 ans

L’écrivain péruvien Alfredo Bryce Echenique est mort à 87 ans

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Auteur notamment de «Un monde pour Julius» adapté au cinéma ou «Ne m’attendez pas en avril», l’écrivain péruvien figure parmi les écrivains latino-américains les plus traduits.

L’écrivain péruvien Alfredo Bryce Echenique, l’un des plus grands représentants de la littérature latino-américaine, est décédé à l’âge de 87 ans, a annoncé mardi la Maison de la littérature péruvienne. Auteur notamment de Un monde pour Julius adapté au cinéma ou Ne m’attendez pas en avril, Alfredo Bryce Echenique a reçu de nombreux prix tout au long de sa carrière et est l’un des écrivains latino-américains les plus traduits. «Nous déplorons le décès d’Alfredo Bryce Echenique, l’une des voix les plus représentatives de la littérature péruvienne contemporaine», a déclaré l’organisme gouvernemental.

Souvent cité comme auteur péruvien de référence après son ami Mario Vargas Llosa, décédé en avril 2025 à 89 ans, Alfredo Bryce Echenique avait alors regretté la mort du prix Nobel de littérature, «un deuil pour le Pérou car personne ne nous a autant représentés dans le monde que lui, avec son œuvre en général, sa ténacité, sa pureté et son immensité». La Chaire Vargas Llosa a déploré son décès, qualifiant Alfredo Bryce Echenique d’une des plumes «les plus singulières et attachantes» de la scène culturelle hispano-américaine.

Son dernier livre, un ouvrage autobiographique publié en 2021 Permis de me retirer, était le troisième tome de ses Antimémoires en référence à l’œuvre de l’écrivain français André Malraux. Né à Lima le 19 février 1939, Alfredo Bryce Echenique vivait ces dernières années à l’écart de la vie publique. D’abord diplômé en droit, il a ensuite obtenu le titre de docteur ès lettres à l’université nationale de San Marcos, à Lima.

Il a vécu une grande partie de son existence en Europe, notamment en Espagne et en France où il a enseigné à l’université. Dans un entretien avec l’AFP en 2009, il déclarait avoir, dès l’enfance, une immense facilité à inventer des histoires, et se qualifiait de «conteur d’histoires».

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