La France de Macron qui semble ne pas vouloir définir un cap positif à sa politique étrangère fait de la navigation à vue, surtout concernant ses relations avec l’Algérie.
Macron, en fin de mandat est en train de creuser la tombe de la grandeur du coq gaulois et la position de l’ancienne puissance coloniale dans le monde, est aujourd’hui décrie même par de nombreux analystes français qui voient la république de la Marianne descendre de son piédestal et perdre son influence aux quatre coins du globe. Pour la gouverne de Macron et son chef de gouvernement, user de la politique de la carotte et du bâton ou souffler le chaud et le froid ne marche pas avec l’Algérie qui s’est offert, à force de travail diplomatique sur tous les plans, un statut de leader régional et de partenaire sûr et fiable pour de nombreux pays dans le monde. Au moment où l’Algérie tisse sa toile, la France continue de verser son fiel et de ruminer sa bile. Après les visites du ministre de l’Intérieur Nunez (16 et 17 février 2026) et celle de son collègue des Affaires étrangères, jean Noël Barrot (6 avril 2025), on croyait que Paris était revenue à de meilleurs sentiments et qu’elle était disposée à faire barrage au discours des haineux de l’OAS et de la France pour ouvrir une nouvelle page dans les relations entre Alger et Paris, empreinte de respect mutuel et surtout de profit pour les deux peuples. Mais il n’en fut rien, avec l’actuelle France, celle qui a été livrée pieds et poings liés à l’extrême droite et aux racistes par Emmanuel Macron, c’est toujours le même discours hautain qui se veut moralisateur, paternaliste et surtout raciste et xénophobe quand il s’agit de l’Algérie. Les pratiques de cette France sont à mille lieues de la volonté de tisser des relations apaisées avec le pays du 1,5 million de chouhada. Et les preuves de la mauvaise foi de la France de Macron et de l’alliance « Les républicains-extrême droite » ne manquent pas. Lors du dernier Conseil des ministres, présidée dimanche par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a annoncé, que l’Algérie récupèrera plus de 110 millions de dollars de fonds détournés et gelés auprès de la Confédération suisse, après avoir adressé 33 commissions rogatoires à ce pays.
Une justice missionnée pour nuire à l’Algérie
Attaf a précisé, dans ce cadre, que sur le dossier de la récupération des fonds détournés, 33 commissions rogatoires ont été adressées à la Confédération suisse, dont 20 dossiers ont été examinés et acceptés, 4 d’entre eux, liés aux fonds détournés et gelés, ayant été définitivement traités à ce jour. En vertu de ces procédures, plus de 110 millions de dollars seront restitués à l’Algérie », a indiqué un communiqué du Conseil des ministres. Qui précise qu’au terme de l’exposé, le président de la République a « adressé ses remerciements à la Confédération suisse et au Royaume d’Espagne pour la récupération, par l’Algérie, des fonds détournés », soulignant, par ailleurs, que « 61 commissions rogatoires adressées à la France, dans ce cadre, sont restées sans réponse ». Comment juger cette attitude de la justice française qui passe outre les dispositions des protocoles d’accord d’entraide judiciaire signés avec l’Algérie et des traités internationaux de lutte contre la corruption ? Et cette justice qui semble ankylosée et souffrir d’une bureaucratie sans borne quand il s’agit de traiter des demandes de l’Algérie se montre prompte quand elle est instrumentalisée et missionnée pour monter une cabale contre l’Algérie, son peuple, ses responsables et ses Institutions. Il y a quelques jours, le procureur national anti-terroriste de la France, procureur, Olivier Christen, a fait mention de l’Algérie au titre de procédures ouvertes pour terrorisme d’État. Rien que ça…! Ce dernier, dans une déclaration au journal français parue le 3 avril dernier, avait affirmé que huit procédures relevant du terrorisme d’État étaient ouvertes par le Parquet national antiterroriste après la mise en examen de quatre personnes soupçonnées d’avoir participé au projet d’attaque visant le siège parisien de Bank of America : un majeur et trois mineurs, tous placés en détention provisoire. Il a précisé à propos du dossier : « Nous avons cinq procédures qui sont principalement en lien avec la Russie et avec l’Algérie ». Pour lui le raccourci est vite pris. « L’une de ces enquêtes correspondait à des faits assez proches de ceux que nous connaissons aujourd’hui, puisque c’étaient des membres de la criminalité organisée, marseillaise en l’occurrence, qui sont mis en cause pour avoir commis des incendies sur des intérêts israéliens dans le sud de la France et parallèlement, avoir prévu de commettre des attaques ciblées contre des membres de la communauté israélite en France et en Allemagne notamment ».
Que recherche Macron en se rendant au Vatican ?
C’est du délit de faciès, puisque en citant la criminalité marseillaise, il n’hésite pas à considérer que l’Algérie est mêlée dans ce micmac franco-français. C’est de la pure provocation et une agression caractérisée contre l’Algérie qui nécessite des explications des autorités françaises. L’autre impair de la France voit d’un très mauvais œil la lune de miel dans laquelle baignent les relations de l’Algérie avec des pays membres de l’Union européenne à savoir l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne qui lui ont ravi le statut de poids lourd au niveau européen et dans l’OTAN. Pour tenter de parasiter l’action de l’Algérie dans le concert mondial, la France espère-t-elle tirer des dividendes de la prochaine visite officielle du Pape en Algérie ? La trouvaille est simple, organiser une visite de Macron au Vatican, trois jours avant le déplacement du « Saint père » en Algérie. Selon l’Elysée, les sujets de discussion entre Macron et le Pape seront axés sur la guerre en cours au Moyen-Orient, la liberté de culte à Jérusalem, à l’avenir du Liban, où le Pape a choisi d’effectuer son premier déplacement à l’étranger en novembre dernier. La préservation de la paix, le respect du droit international ou la lutte contre le réchauffement climatique, le respect de la vie, l’euthanasie, et le droit à l’avortement ». Mais en réalité et en filigrane, Macron veut quémander un coup de pouce du soutien du « Saint père dans ses tentatives de trouver le moyen de renouer le contact avec l’Algérie, un contact qu’il s’est évertué à rompre, par sa soumission aux chantres du discours haineux, à chaque fois où la perspective d’un réchauffement des relations entre la France et le l’Algérie est annoncée.
Slimane B.













































