Cette année encore, une partie des moutons que les Algériens sacrifieront le jour de l’Aïd El-Adha seront importés. L e Premier ministre, Sifi Ghrieb, a porté à la connaissance des membres du Gouvernement, lors de la réunion du Gouvernement qu’il a présidée, ce mercredi 7 janvier 2026, la décision du Président de la République de soutenir le marché national du bétail à l’occasion de l’Aïd ElAdha, par l’importation d’un million de moutons. C’est le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche qui a été chargé de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour la mise en œuvre de cette décision. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement visant à offrir des moutons à des prix raisonnables avant l’Aïd El-Adha et à limiter la spéculation sur le marché local. L’opération n’est pas nouvelle. C’est la deuxième année consécutive où une telle décision est prise. Cette mesure s’inscrit directement dans la politique sociale de l’État visant à prendre en charge les préoccupations des citoyens. Il s’agit particulièrement de la lutte contre l’inflation et de la protection du pouvoir d’achat agressé par les spéculateurs dont la cupidité n’a pas de limites. Cela concerne particulièrement le marché de la viande qui souffre du manque de régulation et qui, à chaque occasion, fait envoler les prix à cause de l’intervention d’intermédiaires qui ne pensent qu’à leur profit. On sait que les prix des moutons connaissent, chaque année, à l’approche de l’Aïd El-Adha, une hausse considérable pour diverses raisons dont la diminution du nombre de têtes de bétail mais aussi l’intervention des intermédiaires qui allongent la chaîne entre l’éleveur et le consommateur. Il y a quelques années, de nombreux Algériens s’étaient abstenus d’accomplir ce rituel religieux faute de moyens financiers suffisants pour acheter le mouton. L’ouverture de l’importation du bétail est censée entraîner une régulation des prix du mouton, ce qui permet, en principe au plus grand nombre, et surtout les Algériens aux revenus modestes, d’accomplir ce rite religieux coûteux. Le 9 mars 2025, en prévision de Aïd El-Adha, le Conseil des ministres avait examiné la possibilité d’importer du bétail. Le Chef de l’État avait ordonné « l’élaboration d’un cahier des charges pour lancer, dans les plus brefs délais, une consultation internationale avec des pays ayant une capacité d’approvisionnement, pour importer jusqu’à un million de têtes de bétail en prévision de l’Aïd El-Adha », en veillant à ce que ce cahier des charges prévoit un prix plafond. C’est l’État qui avait pris en charge l’importation via ses établissements et organismes spécialisés dans la filière. Il était alors prévu la collaboration avec des coopératives publiques spécialisées, au niveau des wilayas, pour la vente des moutons, en coordination avec les instances et établissements habilités à la commercialisation, ainsi que la vente des moutons par l’intermédiaire des services sociaux au sein des établissements et entreprises, qui devaient en assurer la distribution et la coordination avec les partenaires sociaux. En 2025, des instructions avaient été données aux gestionnaires des ports pour réussir la réception du million de têtes d’ovins, par la réduction de la durée de traitement des navires dans les ports commerciaux, pour prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de la réussite de l’opération de réception d’un million de têtes d’ovins destinées au sacrifice et qui seront distribuées aux différentes wilayas du pays avant l’Aïd El-Adha. Un Conseil des ministres avait approuvé un prix national unifié fixé à 40.000 DA pour le mouton de l’Aïd importé. Une commission nationale multisectorielle avait été chargée du suivi et de l’encadrement de l’opération d’importation, de distribution et de vente des moutons importés au niveau national. Le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et la Pêche, Yacine El-Mahdi, connaît cette expérience et en a tiré les leçons. Cela constitue un gage pour la réussite de l’opération importation de moutons pour l’Aïd elAdh’ha de cette année.
M’hamed Rebah














































