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IL A DÉSIGNÉ ALBERTO NUÑEZ FEIJóO POUR TENTER DE REMPLACER PEDRO SANCHEZ À LA TÊTE DU GOUVERNEMENT ESPAGNOL : Le choix de Felipe VI fait trembler Rabat

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Le roi d’Espagne, Felipe VI a désigné Alberto Núñez Feijóo, chef du Parti populaire espagnol pour tenter d’être investi Premier ministre. Pour l’instant, il n’a toujours pas la majorité requise même s’il est arrivé en tête des élections du 23 juillet dernier.

Toutefois ce choix du roi lui donne une longueur d’avance sur le chef du Gouvernement sortant Pedro Sanchez dans les futures négociations qu’il aura à entreprendre aussi bien avec les partis de gauche que ses alliés de la droite. Cette perspective fait déjà trembler le Makhzen qui craint de perdre un allié européen dans sa tentative de gagner à sa cause des pays qui seraient prêts, tout comme l’a fait le gouvernement de Pedro Sanchez, à soutenir son plan d’autonomie du Sahara occidental en totale contradiction avec le plan onusien de règlement de ce problème de décolonisation. Rabat qui croyait avoir réalisé de gros coups de poker gagnant en normalisant ses relations diplomatiques avec l’Etat hébreu et en attirant dans son camp l’Espagne socialiste doit déchanter car le Parti populaire de Alberto Núñez Feijóo, avait clairement dénoncé l’abandon par le gouvernement socialiste de la traditionnelle position de neutralité de l’Espagne dans le conflit du Sahara occidental. Il avait clairement affirmé que dans le cas où il arriverait à la Chefferie du gouvernement la première mesure serait de dénoncer la reconnaissance du plan marocain comme unique cadre de paix pour le règlement du conflit du Sahara occidental. Dans son analyse il avait indiqué que la décision de Pedro Sanchez a fait perdre à son pays un allié de poids dans la région à savoir l’Algérie et qu’il mettrait tout en œuvre pour retrouver avec elle des relations apaisées et surtout prospères. Dans son analyse de la situation il avait affirmé que la décision d’abandonner la traditionnelle position de neutralité de son pays dans le conflit du Sahara occidental devait être débattue et votée par le parlement et non le fruit d ‘une décision personnelle prise sans consultation des autres forces politiques. Les responsables espagnols sont conscients qu’ils ont beaucoup perdu depuis que l’Algérie a dénoncé le traité d’amitié et de coopération signé avec Madrid.
Des entreprises espagnoles ont mis la clé sous le paillasson et les échanges entre les deux pays sont pratiquement nuls ce qui a constitué une menace sur la viabilité pour plusieurs segments de l‘économie de ce pays. Il faut rappeler dans ce contexte que le traité d’amitié qui lie l’Algérie à l’Espagne est un accord signé par leurs gouvernements respectifs et ratifiés par leurs parlements contrairement au soutien de l’Espagne au plan marocain de paix pour le Sahara occidental qui est une décision prise par Pedro Sanchez et seulement lui. Et c’est ce qui met Rabat dans tous ses états, puisqu’il suffirait que Alberto Núñez Feijóo soit investi pour voir l’Espagne dénoncer ce soutien et tendre les bras vers l’Algérie.
En choisissant le leader du parti Populaire pour briguer l’investiture comme chef du futur gouvernement le roi d‘Espagne a clairement montré qu’il veut retrouver les bonnes grâces de l’Algérie et ouvrir une nouvelle page avec elle. L’arrivée de Alberto Núñez Feijóo à la tête du gouvernement ouvrirait de nouvelles perspectives à l’Espagne et provoquerait de profonds changements dans les alliances stratégiques dans la région et c’est ce que craignent justement Rabat, le roi M6 et le Makhzen.
Slimane B.

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