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GUERRE SIONISTE CONTRE GHAZA : Au moins 50 morts et 124 blessés en 24 heures

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Des dizaines de Palestiniens ont été tués et blessés hier lors des bombardements israéliens intensifs sur différents secteurs de la bande de Ghaza.
Les forces d’occupation israéliennes ont perpétré quatre massacres contre des familles palestiniennes, faisant 50 morts et 124 blessés en seulement 24 heures. Des sources médicales ont annoncé la découverte des corps de quatre personnes suite à des frappes israéliennes incessantes au nord-ouest de Rafah, dans le sud de la bande de Ghaza, où les frappes aériennes continuent de viser des habitations et des immeubles résidentiels. À l’ouest de Rafah, des dizaines de personnes déplacées ont été blessées par des tirs des forces israéliennes sur des tentes de réfugiés dans la zone d’Al-Mawasi. À Khan Younès, des avions de combat israéliens ont ciblé des terres dans la région d’Al-Satar Al-Gharbi, tandis que les bombardements d’artillerie et de missiles se poursuivent, touchant des habitations dans la localité d’Al-Qarara, au nord de la ville. Par ailleurs, une frappe aérienne israélienne a tué un civil palestinien et blessé d’autres membres de la famille Al-Khatib à Tal Al-Zaatar, dans le camp de Jabaliya, au nord de l’enclave. L’artillerie israélienne a intensifié ses frappes sur les quartiers d’Al-Zeitoun, Al-Sabra et Tal Al-Hawa dans la ville de Ghaza, simultanément à des tirs de véhicules militaires sur ces mêmes zones. Un raid aérien a également visé le quartier d’Al-Zeitoun, situé au sud-est de Ghaza. Dans le camp d’Al-Nuseirat, au centre de la bande de Ghaza, l’armée israélienne a bombardé la maison de la famille Al-Salhi, faisant de nombreux blessés. Dans le même temps, des avions israéliens ont attaqué les environs des tours d’Al-Qastal, à l’est de Deir Al-Balah. Depuis le début de la guerre de génocide le 7 octobre dernier, le nombre de morts à Ghaza a atteint 40 223, principalement des femmes et des enfants, selon des sources palestiniennes locales. Le nombre de blessés s’élève à 92 981, avec des milliers de victimes toujours coincées sous les décombres.

Le palestinien Khalil Al-Maqdah assassiné dans une attaque israélienne dans le sud du Liban
Un drone israélien a ciblé la voiture de Khalil Al-Maqdah, dirigeant des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, la branche militaire du mouvement Fatah, à Saïda, dans le sud du Liban. Khalil Al-Maqdah était également le frère du général Mounir Al-Maqdah. Un responsable palestinien a confirmé que l’attaque israélienne, survenue ce mercredi à Saïda, visait Khalil Al-Maqdah. Le général Mounir Al-Maqdah, commandant des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa au Liban, a déclaré aux médias locaux et internationaux que son frère Khalil Al-Maqdah était la cible de cette attaque. Il a affirmé : « C’est un chemin de victoire ou de martyre, et les assassinats ne font que renforcer notre détermination. » Mounir Al-Maqdah a ajouté que ces assassinats rendent la résistance plus forte et que cette mort est un honneur. Il a souligné que la résistance palestinienne demeure ferme sur le terrain. Il a également révélé que Khalil Al-Maqdah, colonel au sein du mouvement Fatah, travaillait dans la branche militaire des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa. Il est à noter que le 9 août dernier, les forces israéliennes avaient déjà ciblé un autre responsable palestinien, Samer Al-Hajj, responsable de la sécurité du mouvement Hamas dans le camp d’Aïn El-Héloueh, également à Saïda, en bombardant son véhicule.

Des médecins américains appellent à un embargo immédiat sur les armes
Un groupe de médecins américains, récemment revenus de Ghaza après y avoir prodigué des soins, ont lancé un appel urgent à l’administration Biden pour imposer un embargo immédiat sur les armes à l’entité sioniste. Ils ont averti que sans cette mesure, les États-Unis continuent d’être complices du bain de sang qui ravage l’enclave palestinienne depuis octobre dernier. Lors de la Convention nationale démocrate, tenue à Chicago, Dr. Tammy Abu Ghanim, spécialiste en médecine d’urgence dans la région, a déclaré que l’agression prolongée de l’entité sioniste contre les Palestiniens a rendu la vie « impossible » pour les civils de Ghaza. S’exprimant par l’intermédiaire de l’agence de presse palestinienne Wafa, elle a affirmé que les médecins sur le terrain ne peuvent pas exercer leur travail tant que les bombardements continuent et que les snipers ciblent délibérément les enfants et les civils, ajoutant que ce soutien militaire direct des États-Unis à l’entité sioniste entrave leur mission humanitaire. Dr. Feroze Sidhwa, un autre médecin ayant participé à cette mission, a témoigné des « horreurs » observées lors de son séjour à Ghaza, du 25 mars au 8 avril. Il a décrit avoir été témoin de scènes de violence indicibles : des enfants abattus par des balles, une ville entière détruite à Khan Younès, et des mères nourrissant leurs bébés avec du lait mélangé à de l’eau contaminée faute d’accès à une alimentation suffisante. Il a dénoncé le rôle des armes américaines dans cette catastrophe, expliquant que la violence qu’il a vue se produisait « chaque jour » et de façon systématique. D’autres médecins ont fait écho à ces préoccupations, insistant sur le fait que les restrictions israéliennes empêchent l’accès aux médicaments essentiels, notamment les analgésiques, exacerbant ainsi les souffrances des blessés. Depuis le début de la guerre d’extermination menée contre la bande de Ghaza le 7 octobre dernier, plus de 40 000 Palestiniens ont été tués, dont un grand nombre de femmes et d’enfants. Environ deux millions d’autres ont été déplacés, se retrouvant sans abri, en proie à la famine et aux maladies dans un contexte de pénurie aiguë de biens de première nécessité et de médicaments.

La pénurie du carburant et des médicaments aggrave la crise humanitaire
Le carburant disponible dans la bande de Ghaza ne suffira que pour les prochaines 24 heures, tandis que la pénurie de médicaments entrave gravement les secours aux blessés, selon les autorités sanitaires de l’enclave palestinienne, qui subit une guerre génocidaire depuis plus de 10 mois. Munir Al-Bersh, directeur général du ministère de la Santé à Ghaza, a déclaré mardi que l’armée d’occupation israélienne a bloqué l’entrée d’un convoi international transportant des médicaments et du carburant. Il a souligné que le manque crucial de carburant et de médicaments limite sérieusement la capacité des équipes médicales à porter secours aux blessés victimes des massacres perpétrés par l’occupation. Al-Bersh a également accusé l’armée d’occupation de cibler intentionnellement les personnes déplacées hébergées dans les centres d’accueil, dans le cadre d’une politique délibérée visant à faire un maximum de victimes civiles. Cette situation humanitaire désastreuse survient alors que de nouveaux massacres sont commis contre les civils palestiniens. Plus tôt dans la journée, un bombardement israélien a frappé l’école Mustafa Hafez à l’ouest de Ghaza, où des familles déplacées avaient trouvé refuge, causant la mort de plus de 20 personnes. Au cours des dernières 24 heures, l’occupation israélienne a perpétré trois autres massacres contre des familles dans la bande de Ghaza, faisant 34 morts et 114 blessés, selon les chiffres communiqués par le ministère de la Santé. Le ministère précise que de nombreux corps restent encore sous les décombres et sur les routes, mais les équipes de secours et les ambulances ne peuvent pas les atteindre en raison de l’intensité des bombardements.

Les colons envahissent l’esplanade sous surveillance accrue de la police sioniste
Plusieurs colons sionistes ont envahi hier l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, située dans la ville occupée d’El-Qods, sous la protection des forces de police israéliennes, selon l’agence de presse palestinienne Wafa. Les colons sont entrés par groupes successifs dans l’enceinte de la mosquée et ont réalisé des rituels talmudiques dans ses cours. La police israélienne a, quant à elle, transformé la vieille ville d’El-Qods en zone militaire, déployant des centaines de policiers devant les portes de la mosquée. Les forces d’occupation ont également renforcé leurs mesures de sécurité et restreint l’accès des fidèles palestiniens. La mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’Islam, est régulièrement profanée par les colons et les agents de la police israélienne, dans le but de judaïser El-Qods, d’imposer une nouvelle réalité et de modifier l’identité religieuse de la ville sainte.

Louise Wateridge de l’UNRWA « La Bande de Ghaza subit un siège incessant »
La porte-parole de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Louise Wateridge, a affirmé qu’il n’y a aucun refuge sûr dans la bande de Ghaza, dépeignant un « état de désespoir croissant » dans l’enclave palestinienne, ravagée par plus de dix mois d’agression sioniste. Wateridge a souligné que les « 2,4 millions de Palestiniens n’ont aucun moyen d’échapper aux bombardements incessants de l’armée d’occupation israélienne ». Depuis Nuseirat, au centre de Ghaza, elle a déploré le manque de sécurité partout dans la région, qualifiant la situation de « complètement dévastatrice ». Elle a noté que de plus en plus de Ghazaouis deviennent réticents à se déplacer en raison de la fatigue liée aux ordres d’évacuation incessants émis par l’armée sioniste. Wateridge a décrit la situation comme étant chaotique, avec des mouvements incessants dans des conditions difficiles, incluant des jeunes enfants, des personnes âgées et des handicapés. Elle a également souligné les défis sans précédent liés à la propagation des maladies et à l’hygiène, exacerbés par le blocus imposé à Ghaza. Au cours des deux dernières semaines, Wateridge a visité Ghaza et a été témoin de la crise humanitaire, de la peur omniprésente et de la propagation des maladies alors que l’agression génocidaire israélienne se poursuit depuis le 7 octobre 2023, ayant déjà causé 40.173 martyrs, dont une majorité de femmes et d’enfants, ainsi que 92.857 blessés, avec des milliers de victimes toujours sous les décombres.

Les demandes d’asile au Portugal des Israéliens en hausse
Selon des médias sionistes, le nombre d’Israéliens quittant les territoires occupés a considérablement augmenté en raison de la détérioration des conditions de sécurité, sociales et économiques en Israël. La presse israélienne a rapporté un flux croissant de citoyens israéliens cherchant à obtenir l’asile au Portugal. Le journal Times of Israel a publié un rapport intitulé « Fuir la guerre : des Israéliens cherchent l’asile au Portugal », détaillant comment les Israéliens affluent vers le Portugal pour échapper aux dangers de la guerre qui approche de son premier anniversaire, ainsi qu’aux pertes d’emplois et à la dégradation de la situation économique. Le rapport indique qu’avec l’entrée du conflit dans son onzième mois, « les personnes cherchant à fuir les risques matériels et économiques trouvent un chemin raccourci pour demander l’asile dans l’Union européenne ». Nofar Bar, avocat israélien spécialisé dans les questions d’immigration, a précisé que depuis le 7 octobre, il observe un afflux continu de demandes d’asile de la part des Israéliens.
M. Seghilani

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