Le rôle croissant de l’Algérie comme fournisseur énergétique clé de l’Union européenne (UE) est confirmé par l’augmentation de 22% de ses exportations de gaz naturel par gazoduc vers ce marché.
Les observateurs notent que cette progression s’inscrit dans le contexte de diversification des approvisionnements européens après la baisse des importations russes. Cette progression traduit surtout le résultat des efforts de l’Algérie pour maintenir sa place d’acteur majeur sur le marché gazier. Dans son message à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et du 55e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, le président Abdelmadjid Tebboune, a fait connaître les performances de l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures : septième exportateur mondial de gaz ; troisième fournisseur du marché européen, troisième plus grande réserve pétrolière en Afrique. Le président Tebboune a fait part de sa conviction que « les perspectives sont prometteuses, grâce à nos travailleuses et à nos travailleurs, ainsi qu’à leur qualification, leur compétence et leur expérience, pour mettre en œuvre la stratégie de renouvellement de nos réserves pétrolières et gazières et développer les projets de l’industrie de transformation ». Tout récemment, lors des travaux de la 6e réunion de haut niveau du dialogue énergétique entre l’Algérie et l’UE, qu’il a coprésidés à Alger, avec le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, et le commissaire européen à l’Énergie et au Logement, Dan Jorgensen, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à maintenir son rôle de principal fournisseur fiable de gaz naturel au marché européen, dans le cadre d’un partenariat « fondé sur la confiance, le respect mutuel et l’équilibre des intérêts ». Il a précisé que cette réunion a permis de discuter des perspectives de développement des investissements dans le secteur des hydrocarbures en Algérie, notamment dans les domaines de l’exploration, de la production et du développement des infrastructures, en vue de garantir la durabilité des approvisionnements et de renforcer la sécurité énergétique. Pour sa part, le commissaire européen a mis en avant la relation étroite entre l’Algérie et l’UE dans le domaine énergétique, relevant que « l’Algérie est depuis des décennies un partenaire très important dans le domaine du gaz ». En termes de production et d’exportation de GNL, l’Algérie se classe également en bonne position dans un marché mondial qui a dépassé pour la première fois le seuil de 40 millions de tonnes en décembre 2025, selon le dernier rapport mensuel du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF). Les importations mondiales de GNL ont atteint un niveau record de 41,9 millions de tonnes en décembre dernier, enregistrant une hausse de 10% en glissement annuel, d’après les données publiées dans ce rapport. L’Europe a été le principal moteur de cette croissance du GNL tirée par des importations afin de compenser le recul des approvisionnements en gaz par gazoducs, tandis que la région Asie-Pacifique a connu également une reprise de sa consommation, soutenue par la baisse des prix. S’agissant des exportations mondiales de GNL en décembre 2025, celles-ci ont progressé de 8,3% en rythme annuel, soit une augmentation de 3,11 millions de tonnes, pour atteindre un niveau record de 40,51 millions de tonnes, précise le rapport. Les principales régions consommatrices de gaz ont connu une hausse de la demande en décembre 2025. Ainsi, la consommation a augmenté de 0,3 % en glissement annuel dans l’UE pour atteindre 40 milliards de mètres cubes (m3), principalement portée par la hausse de la demande en chauffage résidentiel et par l’augmentation de la production d’électricité à partir du gaz, dans un contexte de baisse des températures moyennes par rapport à l’année 2024.
M. R.













































