Une nouvelle escalade de violence secoue le Liban alors que l’armée sioniste a mené une série de frappes aériennes sur la ville de Nabi Chit, dans la région de la Bekaâ, faisant 26 martyrs hier au petit matin.
Près de quarante raids ont touché le centre et les périphéries de la ville, ainsi que les montagnes environnantes et les villages voisins. Cette offensive intervient après la détection d’une unité commando sioniste descendue par quatre hélicoptères Apache, déclenchant de violents combats qui ont coûté la vie à de nombreux civils et résistants. Le ministère libanais de la Santé a publié des chiffres alarmants : depuis l’expansion des hostilités le 2 mars en cours, 217 martyrs et 798 blessées. Depuis le 8 octobre 2023, date du début de la nouvelle série d’attaques sionistes, le bilan total s’élève à 4 675 morts et 18 206 blessés. Depuis la trêve du 27 novembre 2024 jusqu’au 1er mars 2026, 628 personnes ont été martyrisé et 1 568 blessées. Dans le sud et l’est du pays, les bombardements ont touché la banlieue sud de Beyrouth, la Bekaa et d’autres régions, provoquant des destructions massives dans les bâtiments et les commerces, et contraignant des dizaines de milliers de civils à fuir leurs foyers.
Déplacements massifs et crise humanitaire
Un responsable de l’ONU a indiqué que près de 100 000 personnes ont été déplacées, et que ce chiffre pourrait rapidement augmenter en raison des alertes inédites lancées par l’armée israélienne, appelant les habitants à évacuer de larges zones. Selon Imran Riza, coordinateur humanitaire de l’ONU au Liban, « la situation des deux derniers jours est sans précédent, tant par l’ampleur des avertissements que par la panique générée chez les populations locales ». Les centres d’accueil, au nombre de 477, sont déjà saturés, avec environ 57 autres sites offrant une capacité limitée. La panique et le déplacement massif des familles témoignent de l’ampleur de la crise : dans un refuge de Beyrouth, le nombre de familles est passé de 90 à 150 en une seule journée.
La bataille de Nabi Chit : un raid sioniste déjoué
Les forces sionistes ont tenté une opération d’atterrissage dans les collines de Nabi Chit, visant à atteindre la zone du cimetière de la ville. Quatre hélicoptères sionistes ont déployé des commandos, qui ont été pris dans une embuscade organisée par la résistance libanaise et les habitants. Les affrontements ont duré plus de 45 minutes, accompagnés de frappes aériennes et de frappes de drones israéliens, causant des dégâts considérables dans la ville. L’armée israélienne a reconnu l’échec de ce raid, destiné à retrouver les restes du pilote Ron Arad, disparu en 1986, sans obtenir de preuves sur le terrain.
La riposte de la résistance
La résistance libanaise a annoncé avoir repoussé le raid et avoir mené des opérations de riposte sur plusieurs sites sionistes. Selon ses communiqués, des frappes de roquettes et des attaques de drones kamikazes ont visé des bases et rassemblements militaires sionistes dans le nord de la Palestine occupée et dans le Golan syrien. Ces opérations visaient à infliger des pertes directes et à dissuader toute nouvelle agression.
La population désemparée aux frontières
L’armée libanaise a déclaré avoir mis en place des mesures de défense immédiates, incluant des tirs de signalisation pour repérer les zones d’atterrissage, et a confirmé la mort de trois militaires ainsi que de plusieurs civils dans les combats. Des échanges de tirs ont été signalés entre les forces sionistes et les habitants de Nabi Chit, alors que les frappes aériennes accompagnaient le retrait des troupes israéliennes. Cette nouvelle offensive illustre la fragilité persistante de la frontière libano-palestinienne et les tensions extrêmes qui frappent le pays. Entre raids aériens, embuscades locales et ripostes coordonnées par la résistance, la population civile demeure prise en étau, tandis que les organisations humanitaires s’inquiètent d’une crise sans précédent dans les zones touchées.
M. Seghilani













































