À l’occasion de la célébration du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, il est important de rappeler les acquis en droit de la femme algérienne lui permettant d’être au même pied d’égalité que l’homme.
Et puisque l’État algérien est convaincu de l’importance du rôle de la femme dans la société, il a opté pour le renforcement de son rôle dans de nombreux domaines, en mettant en place des mécanismes législatifs et réglementaires, dont les objectifs sont atteints à travers des stratégies et des plans d’action, traduits en programmes et activités pour faire avancer le rôle des femmes et des structures institutionnelles qui assurent leur protection et promotion. L’Algérie s’est attachée à maintenir la stabilité de la société en prévenant la discrimination entre les hommes et les femmes dans divers domaines et en diffusant une culture de l’égalité pour les impliquer ensemble dans le développement du pays. Ces engagements se sont traduits par les acquis des femmes algériennes dans divers domaines, notamment sur le plan politique, à travers l’élargissement de leurs chances de représentation dans les Assemblées élues aux niveaux national et local. Sans oublier la présence des femmes dans divers domaines et professions grâce au soutien de l’État à l’éducation gratuite et obligatoire et à la non-discrimination entre les sexes, ce qui permet d’accroître l’accès des femmes au monde du travail, où les femmes représentent la majorité dans les domaines de la médecine, de l’éducation et de l’administration publique. D’autre part, l’État a accordé une attention particulière à la réalisation de l’autonomisation économique des femmes à travers le développement de programmes et de mécanismes de création d’activités génératrices de revenus et la mise en place d’institutions économiques en accordant des prêts avec des privilèges préférentiels.
Attention particulière à la participation dans la vie politique
La question de la « participation politique des femmes » a fait l’objet d’une grande attention dans le but d’activer leur rôle dans le champ politique, d’exercer les libertés publiques et de les habiliter à exercer leurs droits. La loi organique n° 12-04 du 12 janvier 2012 relative aux partis politiques comprenait des dispositions visant à : La concrétisation effective du principe énoncé dans la Constitution, qui comprend la promotion de la participation politique des femmes d’une part, leur permettant d’exercer le travail politique et la lutte au sein des partis politiques, et imposant leur présence aux différents niveaux du parti, de la base aux postes de direction, où elles prennent des décisions et établissent des stratégies. Un appel explicite aux partis politiques pour la nécessité d’intégrer les femmes dans les différentes structures du parti, en tant que membres des institutions et conférences et au niveau des instances dirigeantes du parti sous peine de refuser l’accréditation à tout parti qui violerait ces dispositions (articles 11, 17, 24, 35, 41 et 58), et ceci afin de pérenniser l’œuvre démocratique et la promotion des droits politiques des femmes. Attribuer une subvention financière, à la charge du budget de l’État, au profit du parti politique en fonction du nombre de sièges obtenus au Parlement et du nombre de femmes élues dans les Conseils (article 58 de celle-ci). À cet égard, les réformes fondamentales introduites par la Constitution de 2020 ont permis de rendre effective la représentation des femmes dans les Assemblées élues locales en consacrant le principe de parité. Ces mécanismes ont eu l’effet escompté, en améliorant la représentation effective des femmes dans les Assemblées élues locales, puisque leur nombre total, selon les résultats des élections locales pour l’année 2021, a atteint : 1153 élues au niveau des Conseils locaux élus, dont : 138 au niveau des APW et 1015 au niveau des APC. La forte présence des femmes dans les Assemblées populaires communales et de wilayas a également permis aux femmes de participer au processus de développement au niveau local et de prouver leur rôle au sein de l’exécutif au niveau des Assemblées populaires communales en leur qualité de vice-présidentes des Assemblées populaires communales ou de wilaya et présidentes d’une des commissions permanentes des Assemblées populaires communales ou de wilaya où elles étudient et prennent des décisions. 7 femmes présidentes d’APC (statistiques pour l’année 2021).
Le rôle fondamental de la femme algérienne dans la guerre de libération
En ce 8 mars, il est essentiel de rappeler le role important qu’ait joué la femme algérienne pendant la période coloniale et notamment durant la Guerre de libration. L’occasion de rendre hommage à toutes ces femmes qui ont combattu avec courage et force auprès de leurs frères, maris, pères pour la libération de l’Algérie. Véritable partenaire de la Révolution, elle a agi comme combattante, infirmière, messagère, poseuse de bombes (fidaïate) et soutien logistique (ravitaillement, hébergement), notamment via des figures emblématiques comme Djamila Bouhired. Elles ont représenté environ 16 % des effectifs, souvent jeunes (50 % ont moins de 20 ans). De nombreuses femmes ont rejoint le maquis pour porter les armes contre le colonialisme. Elles ont soigné les blessés, cuisiné, lavé le linge et collecté des fonds pour les moudjahidine. Elles ont également maintenu la cohésion nationale, participé aux réunions stratégiques (mariages, fêtes) et subi la torture, tout en sensibilisant la communauté internationale à la cause algérienne. Leur engagement, salué après l’Indépendance, a brisé les barrières patriarcales, faisant d’elles des actrices incontournables de la souveraineté nationale.
Ne pas oublier les victimes du terrorisme
C’est l’occasion aussi de rendre hommage à toutes ces femmes, filles, jeunes filles victimes du terrorisme. Durant la décennie noire (années 1990), la femme a été une cible privilégiée du terrorisme, subissant viols, enlèvements et assassinats, tout en résistant courageusement. Cible de la violence aveugle, elle a fait preuve d’héroïsme pour protéger sa famille et ses droits face à l’idéologie extrémiste, marquant une période sombre de l’histoire. De nombreuses femmes ont été assassinées, enlevées ou violées, notamment dans les zones rurales, où elles étaient la cible d’actes barbares. Malgré la terreur, les femmes algériennes ont témoigné d’une grande bravoure, tenant leur rôle dans la société et parfois en première ligne contre l’obscurantisme. Le terrorisme a cherché à réduire le rôle des femmes à des rôles traditionnels, provoquant un changement drastique dans la vie quotidienne, notamment pour les femmes modernes et actives. Cette période a marqué une épreuve douloureuse, mais a également mis en lumière la résilience et la résistance des femmes algériennes.
Ania N.













































