Le Club des prisonniers palestiniens a confirmé que l’occupation a retenu 149 corps, sans compter ceux en provenance de Ghaza, qui se chiffrent par centaines, depuis le début de la guerre d’extermination contre le secteur le 7 octobre dernier.
Le Club des prisonniers a précisé que le nombre de martyrs dont les corps sont retenus par l’occupation s’élève à 552 dans les « cimetières des numéros » et dans les réfrigérateurs, dont 256 dans les « cimetières des numéros » et 296 depuis le retour de la politique de rétention en 2015. Le Club des prisonniers palestiniens a affirmé que l’occupation israélienne a intensifié la rétention des corps des martyrs depuis qu’elle a lancé la guerre d’extermination contre le peuple palestinien le 7 octobre 2023. Dans une déclaration publiée à l’occasion de la Journée nationale de récupération des corps des martyrs, le 27 août, le Club a révélé que l’occupation a retenu 149 corps depuis environ 11 mois, en soulignant que ce chiffre n’inclut pas ceux en provenance de Ghaza. Il a également insisté sur le fait que le nombre total des corps retenus représente plus de la moitié de ceux détenus depuis 2015. Le Club des prisonniers a estimé que le nombre de martyrs de Ghaza dont les corps sont retenus par l’occupation s’élève à des centaines, bien qu’il n’y ait aucune déclaration officielle de l’occupation concernant les chiffres réels à ce jour. Par ailleurs, le Club des prisonniers a précisé que l’occupation a également intensifié ses campagnes d’arrestations en Cisjordanie, parallèlement à la guerre continue sur Ghaza. Les données publiées indiquent que l’occupation a arrêté plus de 9 800 personnes, dont environ 340 femmes prisonnières et au moins 680 enfants. Le Club a aussi révélé qu’au moins 18 prisonniers sont morts dans les prisons de l’occupation après le 7 octobre, « dont l’identité a été révélée et annoncée », ainsi que des dizaines de prisonniers de Ghaza « qui sont morts dans les prisons et les camps, mais dont l’occupation n’a pas révélé l’identité ni les circonstances de leur décès », en plus des « dizaines d’autres qui ont été exécutés sommairement ».
Les civils affamés et l’approvisionnement en carburant bloqué
La crise sanitaire qui s’aggrave à cause de l’agression et du blocus israélien, selon Munir Al-Barsh, directeur général du ministère de la Santé, “”plus de 60 % des médicaments à Ghaza ne sont pas disponibles, et que l’occupation empêche l’entrée des vaccins par le poste de Netzarim vers le nord du secteur”.
Le DG Al-Barsh a également averti que les hôpitaux de la ville de Ghaza et du nord du secteur « pourraient cesser de fonctionner si l’occupation continue d’empêcher l’entrée du carburant », soulignant que l’occupation « persiste à affamer les civils et bloque l’approvisionnement en carburant vers le nord de Ghaza pour le quatrième jour consécutif ». Alors que l’occupation israélienne bombarde plusieurs zones de Ghaza, causant la mort de nouveaux martyrs dans une agression qui se poursuit depuis 11 mois. L’offensive israélienne contre Ghaza a atteint son 326e jour, et l’armée de l’occupation continue de cibler différentes régions, poursuivant ainsi sa guerre d’extermination contre le peuple palestinien. Les forces d’occupation ont commis trois massacres contre des familles dans le secteur, entraînant la mort de 41 personnes et en blessant 113 autres au cours des dernières 24 heures. Quatre martyrs sont tombés hier et plusieurs blessés lors d’une frappe israélienne qui a ciblé une maison dans le camp de Khan Younès, au sud du secteur, où l’occupation a également bombardé les zones est et nord de la ville par des tirs d’artillerie. Un autre martyr a été tué par une frappe israélienne sur un véhicule dans la région de Mirage, au nord de Rafah, au sud de Ghaza. Les bombardements israéliens ont également touché les environs de la rue Al-Rashid dans le quartier Sheikh Ajlin, ainsi que des zones situées au sud-est du quartier Al-Zeitoun, dans la ville de Ghaza. L’artillerie de l’occupation a également ciblé avec des bombes incendiaires et fumigènes les environs du terrain d’Al-Mufti, au nord du camp de Nuseirat, au centre du secteur, tandis que les drones israéliens ont tiré sur la zone ouest de ce même camp. Plusieurs martyrs ont été tués et d’autres blessés lors de frappes israéliennes qui ont visé différentes régions de Ghaza durant la nuit. Des sources médicales ont annoncé hier, que le nombre de martyrs à Ghaza s’élève désormais à 40 476, majoritairement des enfants et des femmes, depuis le début de l’agression israélienne le 7 octobre dernier. Ces mêmes sources ont ajouté que le nombre de blessés a atteint 93 647 depuis le début de l’agression, alors que des milliers de victimes restent encore sous les décombres.
La Cisjordanie occupée, théâtre de crimes comme Ghaza
La Cisjordanie occupée est également le théâtre d’un génocide et de crimes sionistes contre les Palestiniens, tout comme à Ghaza. L’armée israélienne d’occupation a lancé hier une vaste agression contre la Cisjordanie, qu’elle a qualifiée d’« opération militaire ». Dans les détails, l’armée israélienne a bombardé une maison dans le camp de Nur Shams, près de Tulkarem, au nord de la Cisjordanie, entraînant la mort de 5 martyrs, selon le ministère palestinien de la Santé. Les médias palestiniens ont rapporté que les avions de l’occupation ont frappé une maison au centre du camp de Nur Shams, provoquant la mort de cinq jeunes hommes et blessant plusieurs autres Palestiniens autour de la maison ciblée. Les martyrs sont : Mohannad Qaraawi 19 ans, Adnan Aysar Jaber 15 ans, Mohammed Sheikh Youssef 45 ans, et Jibril Jibril, de la ville de Qalqilya, ancien détenu libéré lors de l’échange de prisonniers entre l’occupation et la résistance en novembre dernier. Jibril était l’un des fugitifs recherchés à Qalqilya, immédiatement pourchassé après sa libération suite à plusieurs attaques armées contre des cibles israéliennes. Jibril est le troisième martyr parmi les libérés de cet échange, après Tareq Dawoud de Qalqilya et Wael Masha du camp de Balata, à l’est de Naplouse. Suite à ce crime israélien, les factions nationales à Tulkarem ont tenu la communauté internationale pour responsable de l’incapacité à stopper l’agression contre le peuple palestinien. Un appel à la grève générale a été lancé à Tulkarem pour pleurer les cinq martyrs avant que l’occupation n’envahisse la ville. Des patrouilles israéliennes parcouraient les rues de Tulkarem, alors qu’une tension croissante règne dans toutes les provinces de la Cisjordanie. En parallèle, le ministère de la Santé a annoncé la mort d’un jeune homme martyrisé par des colons dans le village de Wadi Rahal, au sud de Bethléem, tandis que trois autres ont été blessés. Le chef du conseil du village, Hamdi Ziyadeh, a indiqué que des colons avaient attaqué des maisons près de l’école pour garçons, en ouvrant le feu. Il a ajouté que les forces d’occupation sont entrées dans le village pour protéger les colons, tirant des grenades assourdissantes et des gaz toxiques sur les citoyens, provoquant des dizaines de cas d’asphyxie. Les forces d’occupation ont également envahi les villages de Hajja et Baqat Al-Hatab, à l’est de Qalqilya, perquisitionnant plusieurs maisons. La correspondante d’Al-Mayadeen a rapporté de violents tirs en direction du poste de contrôle nord de la ville. Des jeunes ont résisté à l’incursion avec des cocktails Molotov lors de l’invasion de Baqat Al-Hatab. Des sources palestiniennes ont signalé que l’occupation avait déployé des snipers sur le poste de contrôle nord de Qalqilya. Des affrontements ont également éclaté à l’entrée du camp d’Al-Arroub, au nord d’Elkhalil, où des jeunes ont affronté les forces de l’occupation. Un jeune homme a été arrêté par ces dernières. L’occupation a également perquisitionné des maisons lors d’une incursion dans la zone de Ruqa, à Yatta, près d’Elkhalil, ainsi que dans la ville de Naalin, à l’ouest de Ramallah, et dans le quartier Al-Maskan Al-Shaabi de Naplouse.
Les mouvements de la résistance dénoncent l’escalade de la répression en Cisjordanie occupée
Les Mouvements de Résistance palestiniens ont dénoncé les incursions répétées des colons sionistes dans les provinces de la Cisjordanie occupée, qualifiant leur dernier assaut contre la ville de Wadi Rahal, au sud de Bethléem, de preuve des crimes de l’occupation contre le peuple palestinien partout où il se trouve. Dans un communiqué, Hamas a souligné que les vols, incendies et actes de vandalisme qui accompagnent ces attaques révèlent la véritable nature des plans criminels de l’occupation visant à s’emparer complètement de la Cisjordanie occupée. Le mouvement a également pleuré la perte du martyr Khalil Salem Ziyada lors de ces événements tragiques. Le Hamas a appelé à une journée de colère et de mobilisation hier à travers toute la Cisjordanie occupée, incitant la population à profiter de la grève générale pour intensifier les confrontations et les affrontements contre l’occupation, tout en réaffirmant que cette agression ne réussira pas à forcer le peuple palestinien à abandonner ses terres ou ses droits. Dans un autre communiqué, le Hamas a qualifié l’assassinat de résistants dans le camp de Nur Shams d’illustration des crimes continus de l’occupation, qui s’étendent de Ghaza à chaque parcelle de la terre palestinienne. Le mouvement a également assuré que le sang des cinq martyrs de Tulkarem alimentera la résistance et renforcera les opérations héroïques en réponse à l’occupation, tout en appelant la population de Cisjordanie à intensifier les combats et les affrontements avec l’ennemi. Le Mouvement du Jihad islamique a également condamné l’escalade des crimes commis par l’occupation et ses colons en Cisjordanie occupée au cours des dernières heures, la qualifiant de guerre ouverte non déclarée contre le peuple palestinien. Selon un communiqué du mouvement, l’utilisation par l’ennemi de drones pour bombarder une maison dans le camp de Nur Shams à Tulkarem, entraînant la mort de cinq martyrs, dont un enfant, ainsi que l’attaque des colons lourdement armés contre Wadi Rahal à l’ouest de Bethléem, illustrent un déplacement des opérations de l’ennemi de Ghaza vers la Cisjordanie. Le Jihad islamique a également mis en garde contre le plan du gouvernement israélien de financer des incursions dans les esplanades de la mosquée Al-Aqsa, sous le prétexte de visites touristiques. Le mouvement a dénoncé le projet de Ben Gvir de construire une synagogue dans l’enceinte de la mosquée et d’imposer un partage temporel et spatial du site sacré. Enfin, le mouvement des Moudjahidine a dénoncé l’assassinat de cinq résistants dans le camp de Nur Shams, soulignant que cette attaque s’inscrit dans le cadre d’une guerre de génocide menée contre l’ensemble du peuple palestinien, dans toutes les régions où il est présent. Le mouvement a attribué ces crimes horribles à la trahison du monde arabe et islamique ainsi qu’au soutien international, notamment américain, dont bénéficie Israël. Selon les Moudjahidine, ces assassinats ne feront qu’alimenter la flamme de la résistance, renforçant la volonté du peuple palestinien face à l’agression israélienne.
Profanation d’Al-Aqsa et restrictions pour les fidèles palestiniens à El-Qods occupée
Des dizaines de colons sionistes extrémistes ont envahi hier l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa dans la ville d’El-Qods occupée, sous la protection des forces d’occupation. Des vidéos diffusées par des Palestiniens d’El-Qods occupée montrent une fois de plus la brutalité et les agressions de l’occupation israélienne en Palestine. Les colons se sont introduits en groupes successifs dans l’enceinte de la mosquée sainte et ont effectué des rituels talmudiques dans ses cours, selon les mêmes sources. Les forces d’occupation ont renforcé leurs mesures de sécurité dans la vieille ville d’El-Qods et autour de la mosquée d’Al-Aqsa, imposant des restrictions à l’entrée des fidèles palestiniens. Troisième lieu saint de l’Islam, la mosquée d’Al-Aqsa est quotidiennement profanée par les colons et les agents de la police sioniste. Ces actes visent à judaïser la ville d’El-Qods, à imposer une nouvelle réalité et à modifier l’identité religieuse de la ville sainte.
Amnesty demande une enquête sur les bombardements israéliens à Rafah et Khan Younès
L’ONG Amnesty International a appelé à l’ouverture d’une enquête sur deux attaques menées par l’armée israélienne contre des zones abritant des personnes déplacées à Rafah, dans le sud de la bande de Ghaza, estimant qu’il s’agit potentiellement de crimes de guerre. Dans un rapport publié lundi soir, Amnesty International a révélé que l’armée israélienne n’avait pris aucune mesure pour minimiser les dommages aux civils dans les camps de déplacés lors de son attaque sur le camp koweïtien d’Al-Salam, à l’ouest de Rafah, le 26 mai dernier. L’organisation a également précisé qu’une seconde attaque a eu lieu lorsque l’armée israélienne a bombardé un site dans la zone d’Al-Mawasi, à l’ouest de Khan Younès, le 28 mai, faisant de nombreuses victimes parmi les civils déplacés, y compris des enfants et des femmes. Amnesty International a indiqué que l’armée israélienne avait utilisé des bombes à fragmentation dans l’attaque contre le camp koweïtien d’Al-Salam, tuant au moins 36 personnes, dont 6 enfants. L’organisation a souligné que l’utilisation de telles armes dans un camp de déplacés représente une attaque disproportionnée et doit être enquêtée en tant que crime de guerre. L’ONG a ajouté que les forces israéliennes ont tiré des obus d’artillerie sur un site dans la région d’Al-Mawasi, prétendument une zone humanitaire, entraînant la mort de 23 civils, dont 12 enfants et 7 femmes. Amnesty a qualifié ce raid d’ »aveugle » et a demandé qu’il fasse également l’objet d’une enquête pour crime de guerre. Amnesty International a expliqué avoir mené des entretiens avec 14 survivants et témoins, examiné les lieux des attaques, visité un hôpital à Khan Younès où les blessés étaient soignés, photographié les restes des munitions utilisées pour identifier leur type, et analysé des images satellites des sites concernés.
Le Parlement arabe condamne les plans israéliens pour une synagogue dans la mosquée d’Al-Aqsa
Le Parlement arabe a vigoureusement condamné les déclarations de responsables israéliens appelant à la construction d’une synagogue au sein de la mosquée Al-Aqsa dans la ville sainte d’El-Qods occupée. Il a mis en garde contre les conséquences « désastreuses » que de telles initiatives pourraient avoir sur les efforts de paix et de stabilité dans la région. Dans un communiqué publié mardi, le Parlement arabe a affirmé que ces déclarations font partie des tentatives continues de l’occupation israélienne visant à modifier le caractère arabe de la ville d’El-Qods occupée et à porter atteinte aux droits du peuple palestinien. Il a souligné que de telles actions risquent d’avoir des répercussions extrêmement négatives sur les processus de paix et de stabilité régionale. Le Parlement arabe a également appelé la communauté internationale et les institutions internationales à « intervenir de toute urgence pour mettre fin à ces pratiques et déclarations, qui exacerbent le conflit et les tensions dans la région. »
M. Seghilani














































